lundi 13 octobre 2008

USURE de L'USURE

http://www.michaeljournal.org/images/Serre-Vis.gifC'est un peu comme un indicatif d'une émission, mais je trouve tellement appropriée cette phrase de l'écrivain Honoré de Balzac que je ne peux m'empêcher de la réutiliser à chaque intervention qu'il m'est donnée de faire:
 
   — LA  BATAILLE  FINALE  DE  LA  CHRÉTIENTÉ  SE  FERA  AUTOUR  DU
        PROBLÈME  DE  L'ARGENT,  ET  TANT  QUE  CE PROBLÈME  NE  SERA  PAS  RÉSOLU,
        IL NE POURRA Y AVOIR  L'APPLICATION  UNIVERSELLE  DU CHRISTIANISME —
 
                                                    (Honoré de Balzac)
 
 
                                USURE de L'USURE

 
Et comme entrée en matière, cet extrait d'un reportage que j'avais lu il y a lontemps durant les années 60, c'était au Chili. Un Indio, très pauvre, d'une communauté indigène du Chili répondait ceci à un guerillero marxiste qui l'exhortait à la lutte des classes: "Si nous nous attaquons aux riches, qui nous fera la charité?"
Cette réponse se grava aussitôt dans mon esprit comme un concentré de nombreuses contradictions, toutes ici plus révélatrices les unes que les autres.
 
 
 
           - I -     Un véritable nœud gordien à démêler d'extrême urgence.            
                                                 
 


L'année dernière, j'avais intitulé mon intervention: Quel est l'état du capitalisme dans le monde? Le Congrès de l'année dernière avait eu lieu deux ou trois semaines seulement après le début de l' "émergence" visible de la crise financière partie des États-Unis. Crise dite des subprimes (crédits hypothécaires), qui déjà, nous plongeait dans les interrogations et les incertitudes. J'y avais dit en substance: "Le capitalisme de 1929 était cassant comme du verre, mais celui d'aujourd'hui paraît être en cahoutchouc tellement sa plasticité semble à toute épreuve". C'est certain, mais le cahoutchouc vieillit plus vite, se craquèle, et même se décompose. C'est ce qui se produit depuis l'année dernière où le capitalisme financier contemporain donnait alors ses pemiers signes de décrépitude accélérée. Et c'est bien ce que l'on constate en 2008. 
 
Dans un monde où, encore en 2007, les grands patrons français touchent par an une moyenne de 1 400 000 euros, soit environ: 2 100 000 dollars canadiens, soit 3800 euros par jour, ou environ 5 900 dollars canadiens par jour (tous ces chiffres moyens étant examinés au cours euro-dollar canadien de juillet 2008), on pourrait beaucoup s'étendre sur cette crise financière qui comprend des risques d'être une lame de fond pour ne pas dire un tsunami.
 
Mais notre rôle est d'abord de développer et d'étendre la connaissance du Crédit Social en priorité sur l'inventaire laborieux à faire des innombrables pratiques nocives, mensongères, et même mortifères, du "génie financier" au seul service des plus malins sur la sempiternelle voie du lucre, avec leurs meilleures combines et formules qui utilisent les interstices du juridique pour mieux connaître, contourner et neutraliser les lois et les règles, mieux se payer sur le Tiers-Monde, comme on se paye sur la bête de somme du monde du travail en général, y compris dans les pays "riches", et en faisant en sorte que le capitalisme soit d'une opacité telle que cela décourage d'emblée à le comprendre ceux-là mêmes qui en sont les victimes. Or, opacité signifie aussi dissimulation, et la dissimulation renvoie à la culpabilité.
 
Ceci m'amène à souligner, en premier, un fait chrétien avéré. Il s'agit de l'incarnation de Dieu en Jésus-Christ parmi les plus humbles et les plus déshérités de la Terre. Jésus naissant dans une étable parmis les plus humbles de ce monde qu'étaient les bergers d'alors qui cotoyaient à Bethléem la Sainte Famille, Marie Sa Mère, notre Mère à tous, et Son père terrestre, saint Joseph, un humble travailleur, gardien sans défaut de son foyer, acceptant dans la joie et la simplicité le rôle que le Ciel lui demanda de tenir. Il y avait aussi les animaux, ces êtres naturels, à peu près incapables de dissimulation, les brebis, le bœuf et l'âne, tous compagnons et serviteurs du Christ; l'âne est d'ailleurs cité deux fois dans les Évangiles, par deux fois il servit Jésus.
 
C'est ainsi que le Crédit Social, qui est le christianisme appliqué selon les termes mêmes de son grand inventeur le Major Douglas, doit sans doute se déployer dans le monde d'abord chez les humbles, les pauvres et les marginalisés. C'est ce chemin des pauvres par lequel pourra se répandre cette vérité indissimulable portant les fruits que les Évangiles nous demandent de reconnaître: "Vous les reconnaitrez à leurs fruits". C'est à dire, tout simplement, les fruits, ici bas, de la Justice de Dieu, régissant les hommes en leur apportant la vie saine, puis sainte. Et non pas les délices et les poisons des voleurs, des escrocs et usuriers de tout poil, fidèles adorateurs de Mammon, s'emparant des moyens humains, donc de la monnaie qu'ils détournent à leur avantage, s'attribuant la valeur des biens que les hommes fabriquent pourtant eux-mêmes, par leurs efforts, pour leur usage normal et légitime dont ils sont privés à cause de l'économie entièrement financiarisée.
 
C'est par les plus humbles que Dieu commence son œuvre ici bas, comme il le fit à Bethléem, et donc, par exemple, comme les vaillants artisans du Crédit Social le font à Madagascar, aux Philippines, en Afrique, en Amérique Latine dans des pays comme la Colombie, l'Équateur, le Mexique, le Pérou, le Paraguay, l'Argentine, autant de pays où la demande de Crédit Social est criante. D'autres pays d'Amérique Latine comme les autres continents sont concernés, toujours par le même biais des humbles et des pauvres.
 
Car, que voit-on? Qu'entend-t-on actuellement? Les riches sont très inquiets pour leur avoir. Ils s'angoissent, et finissent par nous angoisser, à penser qu'ils seraient sur le point de perdre leurs biens, en particulier les actionnaires de nombreuses banques et propriétaires d'un capital financier en pleine débacle tellement les pratiques malsaines s'y sont développées depuis si longtemps. Les actionnaires voient depuis plus d'un ans leurs actifs fondre comme neige au soleil... Ils nous inquiètent par leur inquiétude. Ils se rendent enfin compte que le vers et les poisons sont dans leurs fruits!... Mais la pauvreté, toujours omniprésente et maintenant s'accantuant n'est-elle pas davantage inquiétante? 
 
Ainsi, statistiquement, les riches, quelque soit l'époque et les lieux, iraient toujours très bien pour l'essentiel? Nous ne sommes nullement contre la richesse saine personnelle et collective, mais les riches, quelqu'ils soient, sembleraient toujours "sortis de l'histoire". Statistiquement, ils vont très bien, même en pleine crise. Mais rappelons-nous bien que richesse ne rime pas forcément avec sagesse. Devons toujours nous interroger au sujet des riches? Pas vraiment. 
 
Mais c'est une évidence terrible, ce sont les pauvres, non pas les pauvres des siècles passés, mais les pauvres bien contemporains, majoritaires en ce monde, qui doivent susciter toutes nos interrogations et toutes nos inquiétudes et nos actions! Les pauvres ne vivent-ils pas en situation permanente de crise? Crises à répétition, crises aggravées de l'angoisse du lendemain, crises des dettes impayables, crises des expulsions et des saisies sans nombre, crises d'exploitations innombrables, d'humiliations insupportables, de violence, de dégradations physiques et morales sans nombre, crises d'être obligés de s'expatrier dans des conditions innommables de dangers et de spoliation, de mort (par noyade notamment) et tant d'autres cas similaires inimaginables, pour venir mandier une vie "digne" au sein même du système qui les vole et les maintient dans la pauvreté et le désespoir extrêmes.
 
Donc les pauvres de la planètes (en restant volontairement optimiste on peut dire qu'ils sont un peu plus d'un habitant sur deux de la planète) vivent en état de crise économique, sociale et familiale dépassée et permanente. La "crise", les crises, sont leur état de vie "normale", de vie "banale" et de mort "banale". Pour eux, qu'il y ait une crise financière se déclenchant à partir des pays riches n'est seulement que la conséquence, certes, encore une fois aggravante de leur sort, dû à un système faux, mensonger et prédateur. Pour les pauvres, c'est là une triste banalité de plus.
 
La phrase que je vous ai lu de l'Indien très pauvre du Chili qui répond à un guerillero marxiste qui l'exortait à la lutte des classes: "Si nous nous en prenons aux riches, qui nous fera la charité?". recelle donc toutes les principales contradictions de la condition humaine! J'ai perçu ici le nœud des principales contradicions: la pauvreté généralisée, la richesse qui n'est pas à sa plce, et la lutte des classes s'interposant brouillant ainsi toutes les cartes, tandis que le système bancaire lui, reste intouché... Le Crédit Social répond concrètement point par point à toutes ces impasses dont un système financier mondial "veille" à ce que nous n'en sortions pas...
 
Mais c'est bien le Crédit Social et tout ce qui va avec, qui nous apporte la preuve qu'il peut en être tout autrement. Je le répète, et vous le savez bien, que l'enjeu du Crédit Social, notamment dans les pays pauvres, est un enjeu d'une portée immense et déterminante. Car toute amélioration ainsi créée, toute richesse ainsi crée, sera, et est dors et déjà la démonstration, mieux que des promesses incertaines et de longs discours, de l'exemple à suivre. L'exemple devrait "se suivre" lui-même à travers le monde. Et c'est le maillon politique qui est le plus risqué car il contient la trahion possible tapie dans l'ombre.
 
Ces immenses espoirs se concrétisant sont les balises dont il ne faut jamais s'écarter pour avancer encore, tout en ne devant pas nous voiler les yeux et les oreilles sur: ce qui EST. Et comme je pense qu'il faut toujours rester le plus possible en rapport avec ce qui EST, voici un rapide survol condensé de ce que l'on peut constater à cette heure  écrit durant juillet-août 2008), avant de revenir pour conclure avec le Crédit Social.


    - II -  Rappel des six principales crises économiques et sociales en cent ans
                           (sources Le Monde du 21 mars 2008):
 
—>1907
    La panique bancaire 35% en neuf mois à l'indice Dow Jones
   Relèvement des taux d'intérêt et scandales financiers à New-York provoquent une  ruée vers les banques et un manque de liquidités. Cette crise décida les Américains à créer la Réserve fédérale, FED.
 
—>1929-1933
    Le krach de Wall Street 85% en trois ans à l'indice Dow Jones
   La panique de 1929 a précédé la grande Dépression du début des années 1930, qui reste la plus forte crise de l'histoire financière à ce jour.
 
—>1973-1974
    Le premier choc pétrolier 40% en deux ans à l'indice Dow Jones
   L'OPEP annonce en octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, un embargo sur les  livraisons de pétrole aux pays qui "soutiennent Israël ". En trois mois, le prix du baril quadruple.
 
—>1987
    Le "lundi noir" — 34% en trois semaines à l'indice Dow Jones
   En une séance, le lundi 19 octobre 1987, le Dow Jones plonge de 22,6% entraînant dans sa chute les bourses mondiales. Les investisseurs s'inquiètent d'une remontée brutale des taux d'intérêt aux États-Unis.
 
—>1997-1998
    La crise asiatique — 11% en trois semaines à l'indice Dow Jones 
   En octobre 1997 la forte dévaluation des monnaies des pays d l'Asie du Sud-Est, très endettés, se répercute sur le Dow Jones. La crise se propage avec moins d'ampleur à la Russie, à l'Argentine et au Brésil.
 
—>2007-2008
    La crise des subprimes16% en six mois à l'indice Dow Jones
   Accordés trop largement aux États-Unis, les crédits hypothécaires à haut risque entraînent des défauts de paiement, dont les établissements financiers mondiaux subissent les conséquences.
 
L'emballement des marchés depuis juin 2007:
 
—>Cours (arrondis) de l'or en dollars-us l'once à Londres + 42,8% soit de 650 à 980 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008), pour la première fois de son histoire l'or à franchi la barre des 1000 dollars-us début mars 2008 avant de redescendre.
 
—>Cours (arrondis) du pétrole en dollars-us par baril à New-York + 43,8 soit de 70 à 110 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008). En mai 2008 on en est à 125 dollars-us. Le "boom" de la demande en provenance de Chine et la faiblese du dollar-us ont propulsé le cours du baril très au-dessus de 100 dollars-us pour redescendre à moins de 120 dollar actuellement (période juillet-août 2008)
 
—>L'Indice CAC 40 (bourse de Paris) — 24,4% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) passant de l'indice 6000 à 4500 points. En avril-mai 2008 remontant très lentement vers 4950 points environ (le 15 juillet, jour où sont écrit ces lignes-là l'indice est descendu à 4100 remontant péniblement à 4400 début août 2008). Les craintes de ralentissement économique, l'euro fort et les tensions sur le marché du crédit ont donc fait plonger la Bourse de Paris nettement en dessous des 5000 points. (début août 2008, la tendance serait à la remontée du dollar et à la baisse de l'euro, affaire à suivre)
 
—>Cours (arrondi) du dollar-us en euro — 12,6% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) le dollar-us atteignant jusqu'à 1,6 dollar-us pour 1 euro ou 0,62 centimes d'euros valant 1 dollar-us (le dollar-us reste à présent autour de 1,55 pour un euro). Victime de la baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale et de la défiance vis-à-vis de l'économie américaine, le dollar-us a plongé face à l'euro. (début août 2008 la parité euro-dollar est de 1,50 dollar-us pour 1 euro, donc renversement de tendance)
 
Enfin l'effondrement des banques en bourse. Fin mars 2008, pour un total de capitalisation en bourse de 700 milliards de dollars-us, les principales banques suivantes, américaines, anglaises, suisses et françaises: Citigroup, Meril Lynch, Bear Stearn, Barclays, Union des Banques Suisses, Société Générale et le Crédit Agricole cumulent une perte totale de 318,2 milliards de dollars-us dont 57,3 milliards dûs au subprimes, donc pas loin de la moitié de leur capitalisation...

Bien entendu, il ne s'agit-là que des pertes duement repérées et comptabilisées, ayant été chiffrées sur les données connues au printemps de 2008. Les fururs bilans des banques donneront de plus amples indications sur les pertes, car il n'est pas possible de chiffrer l'ensemble des pertes en temps réel, au jour le jour. En matière bancaire, les résultats sont toujours longs à venir. Et ces données que je viens de vous énumérer ne pourraient n'être que les prémices de chiffrages plus graves encore.
  
                                         
  - III -   Des pratiques et des effets lamentables de toute nature dans les pays riches qui prétendaient faire des leçons d'économie et de démocratie à tous les autres...

 
Un certain nombre de banquiers connaissent et pratiquent les "cycles financiers". S'il fallait comprendre qu'ils induisent, voire provoquent ces cycles, ce ne serait sans doute pas faux. C'est ainsi, par exemple, que j'ai entendu dire en janvier de cette année, par un des principaux banquiers de la Compagnie Financière Édmond de Rothschild (Michel Cicurel) comme quoi il fallait laisser tomber l'année 2008 (année de l'achèvement du cycle économique que les banquiers attendaient d'ailleurs pour 2007), ne plus acheter aucune action, et attendre les années suivantes bien plus "favorables"... Donc un nouveau cycle, mais bien sûr selon leurs "critères" de banquiers, devrait se faire jour...
 
Si l'on cherche à y voir clair, il faut presque tout apprendre en creux et par défaut, à nos frais, débusquer les éléments les plus communs et banals du monde de la finance qui recèlent les "astuces" qui nous minent. Une chose est sûre, je le répète, la dissimulation renvoie à la culpabilité.
 
Un exemple au passage, pris dans la revue française l'Expansion de mai 2008 (N°730) cet exemple, pris parmi tant et tant d'autres, est un simple "échantillon" de l'anarchie financière qui règne sur notre monde pris parmi des dizaines et des dizaines d'autres, ainsi: Prêter pour échapper à l'impôt. Le ministère français des finances veut réformer le prêt et l'emprunt de titre? Mais oui, bien sûr! «Mais ce ministère aura du mal à remettre en cause une discrète astuce fiscale. Des propriétaires d'actions, étrangers, n'hésitent pas, en effet, à prêter leurs titres pour échapper à l'impôt sur les dividendes, distribués généralement juste après l'assemblée générale. Ces actionnaires sont sensés verser au percepteur français 25% des coupons perçus. Mais pour lui échapper, ils ont trouvés une astuce en trois étapes. 1) Ils prêtent leurs actions quelques jours avant l'encaissement du dividende à une banque française exemptée de cette fiscalité. 2)Ensuite, l'établissement bancaire français "emprunteur" perçoit les dividendes lors du paiement. 3) Enfin en échange d'une petite commission, la banque rend à l'actionnaire étranger ses titres dûment augmentés du montant des dividendes qui, juridiquement, n'en sont plus. Et le ministère des finances s'en trouve marri. D'après nos informations, la Société Générale est coutumière de ces montages.»

 

Autre exemple:

Anarchie financière avons nous dit? Voici une réflexion d'un vrai "vétéran financier", le président directeur général des Assurances Generali: "Les banquiers ont développé l'industrie des produits financiers dérivés (exemple: les "subprimes") dont l'objet fondamental est de transférer leurs risques (...) La baisse des marchés de l'immobilier américain a été le déclencheur de la crise. Ce qui n'est pas normal, c'est que les banques ont placé chez toutes sortes d'institutions ces produits financiers titrisés (les subprimes), ce qui a provoqué des pertes très importantes. J'observe que la Reserve Federal, pour sauver un certain nombre d'établissements de crédit, a échangé le mauvais papier des banques contre du bon papier qu'elle détenait (...)"

Et il y a tant d'autres exemples! Ce qui fait dire à certains: on privatise les gains et on socialise les pertes... Il faut que l'État s'explique, de deux choses: ou l'État est pour les intérêts et les profits des banques (c'est ce qu'il montre jusqu'à présent à peu près partout), ou il est le serviteur de l'intérêt général. Son silence en la matière, silence très "parlant", et ne fait qu'accentuer la confusion et le grave malaise généralisé...
  
Cette crise financière actuelle, partie des États-Unis, fait donc de telles lames de fond, qu'il est bien difficile d'en faire un inventaire exhaustif. Les phases de cette crise sont nombreuses, ses composantes encore plus nombreuses et mélangées. Chercher à démêler cet écheveau fatiguerait rapidement notre attention, gaspillerait et disperserait nos efforts en pure perte. D'ailleurs beaucoup d'experts financiers de renom dissimulent mal leur impuissance à expliquer de façon claire et détaillée les linéaments de cette crise qui s'est infiltrée partout, dans toutes les couches financières. Il faut tirer les vers du nez de quelques rares économistes et financiers qui, mal à l'aise, parviennent à peine à dresser des tableaux où ils peinent à désigner toutes les zones d'ombre. Ici pas de claires et sûres explications, c'est le règne de ce que nous aimons le moins, c'est à dire le règne de la confusion et des incertitudes pour le plus grand nombre.

  

Environ 25 ans de libéralisme (encore un "isme") quasi absolu ont fait se généraliser les pratiques financières les plus scandaleuses et contre nature sans que les usagers, pourtant les premiers concernés, ne s'en aperçoivent vraiment, ou trop tard. C'est incroyable! La réunion de tous les égoïsmes individuels qui devait, selon les chantres du libéralisme pur jus, résoudre les principaux problèmes du monde par les vertus qu'ils voient dans leur sacro-saint marché ne donne donc que des résultats d'égoïstes et d'escrocs... Comment en serait-il autrement? Jusqu'aux fameuses "agences de notations" (par exemple Moody, Standard and Poors, etc) qui notent les banques et les établisemments financiers de façon à rassurer les investisseurs (AAA, BBB, etc) tous plus "déterminants" les uns que les autres mais appréciant les systèmes les plus frelatés où, débarrassés des risques, les bénéfices étaient fabuleux... jusqu'à la chute finale... Mais chute finale surtout pour les couches de population sans matelas ni parachute bien entendu.... Ces agences de notation, cela a été avoué, sont des agences financées par les "banques notées" ainsi financées par elles-mêmes! Vous comprenez l'arnaque que constitue le fait que les banques financent elles-mêmes les agences supposées noter leurs performances... La boucle est bouclée! Si la Banque Centrale Européenne, ou BCE, a pour actionnaires les États européens pour qui la Banque Centrale Européenne est censée travailler (bien que cette organisation étatique est intimement liée en priorité au monde des affaires), je rappelle que, analogiquement, la Banque centrale des États-Unis, la Federal Reserve, ou FED, qui est censée diriger la monnaie mondiale qu'est le dollar, n'est pas une banque d'État, mais une banque privée appartenant aux douze (ou treize) principales banques commerciales étatsuniennes œuvrant sur tout le territoir des États-Unis. Ici aussi les contrôlés nomment leurs contrôleurs... Tous sont exactement du même bord. Système clos! 

 

À présent le système étatsunien financier global est en train de se liquéfier. Il fonctionnait de façon "unitaire", couvrant et dépouillant le monde entier tout en étant rebouclé sur lui-même. Dit rapidement, les États-Unis règlaient, par exemple, leur pétrole sans contrepartie, par simple fabrication de dollars en chiffres, ou avec la "planche à billets" comme on dit, et ce, depuis le 15 août 1971, date où le dollar s'affranchit complètement et définitivement de son lien avec l'or. Plus aucune monnaie depuis lors n'a de lien avec l'or ou un autre métal. En juillet 2008, les liens entre la cotation du dollar et les cours du pétrole fonctionnent toujours. Jusqu'où? Jusqu'à quand? Les dégâts peuvent être considérables, même à moyen terme! En août 2008 le pétrole redescend un peu, le dollar-us remonte un peu, les matières premières se "stabiliseraient" (?), mais par contre les avoir bancaires continuent leur chute vertigineuse, les États "retiennent" cette chute (chute libérale!), mais demande générale de biens et de services donne des signes graves de fléchissement...


En résumé, nous dirons que toutes nos craintes des années antérieures étaient fondées, et que, à cette heure (en juillet-août 2008) les implications de cette crise financière ne sont pas encore toutes inventoriées, bien que leurs effets négatifs se fassent de plus en plus sentir. Pour l'essentiel, l'économie des entreprises, celles des branches productives en général n'est pas, à ce jour, touchée directement, en particulier les entreprises fonctionnant avec leurs fonds propres. Les autres entreprises, pour saines qu'elles soient, mais ayant des besoins de recourir au crédit et au financement en général, c'est à dire les plus nombreuses, sont en voie d'être fragilisées, et ce, proprotionnellement à leurs demandes de crédits aux banques; crédits octroyés de plus en plus chichement... D'ailleurs, on a appris en mai de cette année en France que la COFACE (organisme surveillant la solvabilité des entreprises acheteuses, tant en France qu'à létranger) indiquait une augmentation de 45% des incidents de paiement des dites entreprises, ceci étant dû que ces entreprises souffrent déjà des restrictions de crédit. La crise financière atteindrait ainsi l'économie normale...  En principe, sous réserve d'autres pertes à découvrir dans les séries d'actifs financiers fantômes, encore enfouis ici et là dans les comptabilités, de même s'agissant de variations importantes des prix des matières premières qui se produisent d'un jour à l'autre, en particulier, sur l'énergie, il faut attendre fin 2008 et début 2009 pour que les résultats et les bilans des entreprises, surtout les bilans des banques, nous renseignent davantage. Mais, de toute façon, à plus ou moins court terme, il faut que nous sachions rapidement dans quelle proportion l'économie financière, qui est fondamentalement malsaine, aura contaminée l'économie normale. Je rappelle cette autre proportion que, jusqu'en 2007 au moins, l'économie financière représentait 98% des transactions effectuées autour du monde et en temps réel, tandis que l'économie normale du commerce international ne représentait que 2% (ou environ 1/50ème) de ce volulme de transactions...

 

Enfin ne jamais oublier que le paramètre le plus important et sensible est et reste la demande générale des biens et des services. Dans ce système économique et financier actuel, si la demande venait à fléchir quelles qu'en soient les raisons, c'est ce fléchissement de la demande qui pointe actuellement et qui pourrait entraîner la vraie crise, celle que tout le monde redoute et qui fait évoquer le spectre de la crise de 1929. Dans le contexte hyper mondialisé actuel, la seule "bouée de sauvetage" (et encore!) serait la demande des grands pays émergents tel que la Chine, l'Inde et quelques autres grands pays importants. Mais alors, il y a trop d'éléments en jeu pour pouvoir pronostiquer sérieusement la "suite" des événements. Et je n'évoque même pas la situation stratégique au Moyen-Orient élargi d'où peut partir d'un mois à l'autre une étincelle non détectée qui, à nouveau et en profondeur, changerait presqu'aussitôt toutes les données mondiales stratégiques et, bien sûr, énergétiques et économiques ... 
 
Beaucoup d'entreprises retiennent leur souffle, car les effets encore à venir de cette crise financière actuelle sont toujours imprévisibles pour la plupart des acteurs économiques (écrit en juillet-août 2008). Le domaine le plus névralgique est donc celui des banques et des autres établissements financiers dont un grand nombre, ainsi qu'il a été dit, sont profondément atteints par toutes les cascades d'effets négatifs, très pernicieux, dont l'origine "visible" à seulement commencé en août 2007 dans la débacle des prêts hypothécaires, ou crise des subprimes aux États-Unis (l'origine invisible, entre autres, les intérêts composés, origine détectée magistralement par le major Douglas et Louis Even est bien plus ancienne).

 

 

- IV - Problèmes très concrets, dramatiques, qui doivent avoir la toute première des priorités. Et quelle est la vraie proportion de la spéculation dans l'augmentation des prix des denrées?
 
Donc, nous voici en réalité confrontés à trois crises matérielles à la fois, intimement liées entres elles: la crise financière, la crise sur les matières premières dont l'énergie est la plus importante et déterminante de toutes, et la crise des prix des denrées de base. Voici donc trois crises à peu près simultanées, ou trois crises en une, qui font resurgir les spectres ancestraux de la pauvreté accentuée et durable, de la faim et des guerres, alors que notre "florissante économie mondialisée", devait (c'est vrai pour une coterie très minoritaire) nous faire parvenir, enfin, à la liberté et à l'enrichissement de tous à la paix définitive dans le monde grâce à la généralisation et l'intensification du commerce mondial, de la liberté totale de circuler des capitaux, etc. Les frontières, vestiges d'un passé révolu, ayant été enfin abattues! Tel était le crédo répété partout par les principaux milieux financiers libéraux qui subjuguèrent les gouvernements et les médias depuis environ 25 ans.

 

Pourquoi donc l'aveuglement des hommes aurait-il magiquement cessé par la grâce d'une idéologie, un de plus! Ici une idéologie libérale?  Alors que l'aveuglement a régulièrement atteint les hommes dans leur prétention hégémonique, les hommes se considérant causes d'eux-mêmes, n'ayant aucun besoin de Dieu, une force transcendante extérieure à eux-mêmes dont ils dépendraient?
 
Le "génie" des hommes s'est mis au service de ceux-là mêmes qui les trompent et les exploitent "le mieux" par des moyens complètement artificiels, générant des profits exclusivement basés sur des mécanismes bancaires faux, des manœuvres trop habiles d'un système, "trop intelligent"... selon les paroles mêmes d'un des économistes français les plus en vue, manœuvres à présent généralisées à la planète. 

 

Alors qu'à l'autre bout de la chaine, il y a à ce jour 1,35 milliard d'agriculteurs dans le monde, ils représentent donc actuellement 20% des un peu plus de 6,5 milliards d'habitants de la Terre, soit 1 sur 5 (mais d'autres habitants, non agriculteurs, forment environ 35%, soit autant d'autres personnes en grande difficulté, ce qui nous met à environ de 55% des habitants de la Terre en difficulté, et cette proportion est volontairement "optimiste" si l'on peut dire. Parmi ces 1,35 milliards d'agriculteurs, à peine 2,2% d'entre eux ont un tracteur. Presque 9 millions de ces agriculteurs meurent de faim chaque année, c'est à dire quelques 24 000 personnes par jour. Donc, mourant de mauvais traitements, plus exactement, d'absence totale de traitement! Ce qui correspond précisément à d'autres calculs démographiques très sérieux, non basés sur l'agriculture! Et nous nous aperçevons de ceci parce que les prix de l'alimentation flambent. 

 

Car il y a toute une partie de la population mondiale (75% de cette partie SONT DES AGRICULTEURS!) qui, de toutes façons, n'étaient déjà pas solvables avant la situation présente aggravée. Car leurs revenus (si l'on peut dire) étaient déjà en deça des prix "ordinaires", avant les hausses actuelles de l'alimentation courante! Donc il y avait déjà une demande insolvable! (S'il ne s'agissait que de demande solvable, les problèmes se déplaceraient et deviendraient davantage techniques au lieu d'être seulement commerciaux mais surtout financiers et bancaires).

 

Autre raison de difficultés accentuées par les crises. En quoi la crise financière mondiale actuelle menace-t-elle de nombreux pays en développement qui sont en dehors des grands pays émergents? Parce qu'il existe une grave asymétrie entre la rigueur des règles du commerce international (OMC) d'ailleurs de plus en plus contestées par les principaux acteurs des pays émergents (par exemple la rencontre de Genève en juillet 2008 sous l'édide de l'OMC à échouée) et l'absence actuelle de règle dans le domaine des échanges financiers. Par exemple, dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), on négocie avec acharnement pour abaisser de 20% ou 30% les droits de douanes sur tel ou tel produit, mais la chute du dollar, en peu d'années, efface tous ces progrès. Les prétendus "bienfaits" de la libéralisation volent en éclats par l'anarchie financière. (....)

 

Par exemple, l'Afrique est un continent où, au printemps 2008, la tension sur l'alimentation serait réapparue ici et là. Dans ce contexte actuel, l'Afrique dans son ensemble est très vulnérable aux fluctuations des prix des produits alimentaires de base, ces produits représentent plus des 3/4 de toutes les exportations et plus du 1/3 du PIB de ce continent. Si seulement la hausse des prix des denrées et de l'énergie, pouvait comporter et signifier une alerte normale due à des quantités grandissantes de denrées demandées à présent par le marché et ayant pour cause l'augmentation de la population, plus les nouvelles demandes accrues de denrées par de très importants pays en plein développement (Chine, Inde, et quelques autres dans le monde), on pourrait se réjouïr de l'augmentation en conséquence des revenus des producteurs agricoles de par le monde entier. Cependant, compte tenu de la fausseté financière et bancaire sensée irriguer partout les échanges commerciaux dont les valeurs réelles sont "tripotées" (au sens de tripot) par la spéculation, nous ne pouvons avoir la certitude que l'intégrité du juste prix soit préservée. J'y reviens brièvement un peu plus loin.

 

Mais il me faut signaler également ce fait indéniable, insupportable, qui se trouve maintenant dans un rapport officiel commandé par le gouvernement français et à qui il a été remis en juin de cette année. Le gouvernement français d'ailleurs, tarde "curieusement" à en faire écho. Il s'agit de ces fonds privés qui rachètent les dettes des pays les plus pauvres, on appelle cela: les fonds vautours. Ce sont des institutions financières privées qui rachètent au rabais les créances des pays très endettés. Ils les rachètent dans les conditions de créances dites douteuses et, après, les renégocient à leur valeur nominale et actualisée. Ces fonds vautours saisissent les institutions internationales et arrivent à avoir gain de cause. Ils ont déjà récupéré plus de 2 milliards de dollars sur une quarantaine de pays très pauvres tel que le Mali, la Zambie, le Zimbawe, etc. Donc ces fonds vautours sont une insulte abjecte extraordinaire au monde entier, d'abord aux démunis. Vous avez donc un certain nombre d'institutions financières privées qui rachètent les créances sur des pays pauvres et qui deviennent ainsi les créanciers des l'États, préssurent ces États, et donc appauvrissent des peuples entiers. Voilà de quoi le droit international semble ne pas se mêler. Quand on pense, par ailleurs, que malgré la crise financière, aucun pouvoir ne paraît entreprendre la moindre modification des règles dans les domaines financiers. Il faut amander le droit international, il semble n'avoir prise sur rien!

 

Mais d'où vient donc le fait qu'on meure de faim et l'on vit si mal dans des pays qui ont des potentialités agricoles considérables? Et ce, jusqu'à l'extraversion de leurs économies? Là où l'on cultivait des produits de denrées alimentaires qui nourrissaient la population, aujourd'hui on cultive des cultures de rentes pour l'exportation. Ce furent, en particulier les erreurs des accords de Yaoundé (1963), ensuite des accrords de Lomé, entre autres.

 

Il n'y a aucun exemple au monde où le libre commerce à lui seul ait accompli les mêmes développements que ceux pris par les sociétés elles-mêmes avec leurs décisions prises légalement et qui furent toujours des développements qui ont amorcé les vrais changements positifs économiques dans un pays, à condition que le pays en question n'écoutât pas les sirène libérales-financières. Preuve historique, toute l'histoire économique, très mal connue, du Japon, jusqu'à la fin du XXème siècle dément les fariboles et les égarements distillés par le libéralisme mondial (qu'on devrait appeler le mondial-libéralisme) et qui pousse au désespoir quelques 2/3 de l'humanité.

 

Pour terminer ce passage qui voudrait éclaircir les raisons dues aux spoliations et détournements massifs silencieux, pratiqués au moins jusqu'à présent et commis par les principales branches financières dans le monde et leurs conséquences à l'évidence incalculables, je voudrais vous transmettre, quelques éléments d'importance, très concrets dans le contexte mondial actuel, car nous concernant tous, encore que, au Canada, les réserves énergétiques sont parmi les plus élevées du monde, aux problèmes techniques d'extraction près. Ces éléments que j'ai ici résumés et adaptés, sont en partie tirés de la petite revue argentine Patria Argentina (ici le numéro de mai 2008) de notre ami argentin Santiago Alonso, où j'y ajoute, ici et là, quelques commentaires et informations documentés en rapport avec ce qui vient d'être dit.

 

La crise énergétique est en phase avec l'affaiblissement du dollar-us, car la crise financière ne fait rien à l'affaire de la crise de l'énergie. Ceci explique en grande partie la montée des prix du pétrole, il y a un lien entre ces deux tendances majeures, lien déjà souligné et rappelé plus haut. Selon l'investigateur William Engdhal, 60% du prix de l'énergie serait la proportion des opérations spéculatives effectuées sur le futur des investissements en bourse ayant des dérivés financiers (suivez mon regard...). C'est dire que le prix où en est arrivé le pétrole (en mars 2008 les cours du pétrole dépassait déjà les 100 dollars le baril, il en est à 120 dollars en août 2008 après avoir frôlé les 150 dollars) ne se doit ni à la rareté (du moins pour le moment), ni au défaut de production, si ce n'est en partie à l'obsolescence importante de beaucoup de raffineries de pétrole dans le monde développé, également en Russie, mais aussi aux États-Unis et en partie à l'exès de demande. Mais, quoiqu'il en soit, l'augmentation du prix du pétrole entraîne celui des aliments. Le pétrole intervient directement dans toute la chaine de production alimentaire essentielle: engrais, combustible des machines agricoles et le transport. Le pétrole a un effet direct sur l'augmentation du rendement agricole de la planète vu qu'elle a maintenant un peu plus de 6,5 milliards d'habitants et que le rendement agricole actuel a rompu avec le dogme de Malthus et ses suiveurs par la mise en œuvre de la "révolution verte" qui, depuis environ 40 ans, est donc le résultat d'applications scientifiques et techniciennes produisant des rendements agricoles fortement accrus partout dans le monde.

 

Ainsi, au sujet de la crise alimentaire, l'extraordinaire escalade du prix du pétrole provoque celle des prix des grains et leurs correspondants oléagineux. L'affaiblissement du dollar y a sa part, mais le choix du bio-carburant, rien qu'aux États-Unis qui est le plus gand producteur mondial de maïs, dérive vers le bio-carburant sa production de cette céréale à raison de 30%. L'alimentation non plus n'échappe pas à la spéculation financière, certains analystes considèrent que au moins 30% des hausses sont provoquées par la dite spéculation sur les produits alimentaires. Le problème se trouve avec les 40 à 45% de la population mondiale qui vit avec un revenu d'à peine 2 à 2,5 dollars par personne et par jour, alors que le kilo de riz se monte à environ 1 dollar dans les pays en développement. J'ajoute un détail qui peut devenir intéressant, que, contrairement aux autres céréales, le marché du riz a la spécificité d'être peu mondialisé. Un nombre non négligeable de pays producteurs de riz donnent l'entière priorité à leur consommation intérieure et seulement (en 2007) 10% des 400 millions de tonnes de riz produites dans le monde sont allé à l'exportation. Ce détail plutôt positif est déterminant pour la sécurité alimentaire des populations, en particulier asiatiques Il y a là, un démenti au "règne" du tout-marché de la mondialisation.

 

On comprend très bien que la mondialisation nous expose au très dangereux et douloureux ressac économique et financier mondial, alors qu'on devrait en être soustrait autant que faire se peut, surtout pour les approvisionnements de base. Je rappelle que Maurice Allais, l'un des économiste les plus fiable et sérieux, recommande une économie de bassins et d'écluses permettant que seuls des niveaux comparables de production puissent s'échanger dans le monde des biens sans dommages pour personne. Ironie admirable, le FMI et la banque mondiale alertèrent de leur côté en mai de cette année que plus de 100 millions de personnes souffrent de la faim par cette cause donc de spéculation. C'est clair, dans ces conditions actuelles de tripot, que plus haut sera la prix des denrées, plus faible sera le nombre de personnes pauvres qui pourra en acheter.

 

Au sujet de l'inflation mondiale, l'auto-alimentation de la crise découlera de l'interaction pétrole-aliments, phénomène extérieur aux conditions économiques de chaque pays qui ainsi "importe" cette inflation découlant de ce rapport pétrole-aliments. Un système financier sain tel que le Crédit Social, adapté vraiment à chaque population, préserverait les pays, les familles, les continents eux-mêmes des tenants des pratiques prédatrices qui savent seulement qu'ils gagnent toujours plus gros sur les grands nombres. Mais cela crève les yeux qu'il s'agit ici des grands nombres de ventres creux produits par ce système financier prédateur, et on sait bien que selon le dicton: "Ventre creux n'a pas d'oreilles"  c'est là la cause presque directe des échecs politiques, économiques et sociaux.

 

- V - Exemple de la vie biologique naturelle pour la vie économique et financière 

 

Je trouve très didactique cette analogie éclairante entre l'activité économique et la biologie, le monde vivant, celui de Dieu, pouvant servir de modèle organique économique pour les sociétés civiles productrices. Le vivant ne devrait-il pas servir de modèle pour l'organisation de la vie des hommes ici bas? La cellule vivante a besoin d'une paroi pour son développement naturel et le bon accomplissement non moins naturel de ses fonctions. C'est la paroi qui est la condition première d'échanges sains et féconds pour tout l'organisme, les parois (alias les frontières) filtrent les entrées et les sorties, et ainsi protègent et développent la cellule vivante. Supprimez la paroi cellulaire et vous exposerez toutes les fonctions de la cellule aux éléments qui l'environnent. Éléments qui, de fournisseurs et de récepteurs utiles et indispensables de cette cellule, deviennent des prédateurs et des étouffoirs. N'est-ce pas là le shéma directeur idéal de la cellule saine qu'il faut pratiquer dans un espace économique et social donné, à l'image du vivant? D'ailleurs l'analogie peut être menée plus loin. Lorsqu'on supprime les parois-frontières d'un organisme vivant, vous empêchez sa respiration, vous laissez donc entrer des agents pathogènes qui ne le seraient pas s'ils restaient à leur place, et enfin, surtout, vous brisez les défenses internes, les défenses immunitaires de la cellule qui bientôt va périr n'ayant plus ses défenses internes, ou n'a que des défenses non adaptées à la "situation nouvelle". N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la globalisation ou mondialisation tous azimuts qui aplanit et homogénéise tout l'environnement naturel et humain. 

 

Le système économique et financier libre-échangiste actuel provoque les affaiblissements et les ravages d'un type de "sida" au sein de sociétés ainsi atteintes de l'intérieur et qui avaient mis des siècles à s'organiser et se structurer progressivement. Une économie basée sur le modèle de ce qui est vivant, bien calée sur le croît biologique à ne pas dépasser, tel une cellule vivante saine, serait en tout point appropriée à la répartition toute naturelle, par écluses et bassins, des flux économiques et d'énergies propres aux dévelopements sains, résistants et féconds de la vie. Et non plus, ainsi que les tenants du mondialisme veulent l'imposer partout leur modèle délétère sans le dire évidemment, car ce serait refusé partout (les faits l'ont prouvé, par exemple, par le NON français et le NON hollandais à l' "Europe" bruxelloise en  mai 2005 et le non à l'Europe de l'Irelande en juin 2008) 

 

En corollaire de ce qui précède cette déclaration (en 1992 je crois) de David Rockefeller qui fait froid dans le dos:

"Nous allons vers l'émergence d'une transformation globale.Tout ce dont nous avons besoin est la crise majeure et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial"...

 

 

DEVANT CES EXEMPLES DÉPLORABLES, VOICI CE QU'IL FAUT RETENIR ET   PRATIQUER:

 

——>>QUE LE BILAN DES BANQUES, SURTOUT S'ILS SONT FLORISSANTS, NE SOIT PLUS LE REFLET DES PRIVATIONS ET DES MALHEURS D'UNE POPULATION QUI TRAVAILLE, MAIS DE SON ENRICHISSEMENT RÉEL, GRÂCE À UN REFLET FINANCIER EXACT ET SAIN.

 

Ceci m'amène à rapeller cette cette citation de Louis EVEN mise en exergue au début de la première leçon du document — Les propositions du Crédit Social expliquées en 10 Leçons et vues à la lumière de la doctrine sociale de l'Église —

 

"Le but, la fin des activités économiques, c'est donc l'adaptation des biens terrestres à la satisfaction des besoins temporels de l'home. Et l'économique atteint sa fin lorsqu'elle place les biens terrestres au service des besoins humains", et plus loin, "Et lorsque l'économique atteint cette fin propre, lorsqu'elle permet aux biens de joindre les besoin, elle est parfaite. Ne lui demandons pas plus. Mais demandons lui cela. C'est à elle d'accomplir cela"

 

Louis EVEN, sur la base des travaux du major DOUGLAS, et avec quelle verve et quelle pédagogie inégalée! Est le meilleur et indispensable argumentateur du Crédit-Social. Il est celui qui a achevé, et avec quelle perfection! la formulation philosophique relative à l'argent, le champ de l'argent, donc de la monnaie et son traitement. Louis EVEN donna une réponse inégalée, LA bonne réponse.

 

Pour information facultative on peut indiquer que:

 

Louis EVEN donna par là, rétroactivement, à un certain nombre d'économistes de renom, un peu plus anciens, soucieux de parfaire autant que possible leur approche scientifique en recherchant et en respectant une philosophie saine. Parmi ceux-ci, on peut citer le très sérieux Léon Walras (1834-1910) qui n'est pas indispensable à connaître pour qui travail à développer autour de lui la connaissance du Crédit-Social, mais il est une référence fiable et sûre pour qui étudie l'économie. Léon Walras fut un économiste français ayant exercé presque tout son enseignement en Suisse, à Lausanne. Les principes qu'il développa avec une rigueur toute mathématique sont en accord avec tout ce que qu'allait contenir le Crédit-Social formulé par le major Douglas en 1918, huit ans après la disparition de Léon Walras (Léon Walras est d'ailleurs à l'origine de l'école mathématique en économie, à la suite d'un autre économiste français nommé Antoine Augustin Cournot,1801-1877). 

 

Il n'y a que le CRÉDIT SOCIAL et toutes les vérités qui lui correspondent, qui puisse nous faire trouver, ou retrouver, le vrai ÉQUILIBRE vital et durable, collectif, familial et individuel, en plein accord avec toute la révélation de la vie visible et invisible qui se trouve sous la seule Loi de DIEU et inscrite dans la doctrine sociale de l'Église

  

 

           =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

—>La partie VI, ci-dessous, est facultative, selon le temps imparti, je l'utiliserai ou non, ce sera selon les circonstances

 

 

- VI - Exemples à ne pas suivre, alors que ces attitudes ont été infiltrées dans nos esprits pendant une longue partie de l'histoire.

 

Cette citation de D. Rockefeller m'incite à vous rappeler ce qui suit. En mai dernier, j'ai été écouter une conférence à la faculté de droit de Toulon faite par un haut fonctionnaire de la commision européenne. Il est chargé de mission par la Commission européene qui l'emploie de veiller et d'intervenir sur le processus de démocratisation dans les relations internationales et de faire des rapports en conséquence servant à la politique mondiale à tenir par la Commission européenne. Après que le conférencier ait indiqué que, entre autres missions qui lui ont été confiées, il fut en poste en Russie, tout nouvellement libérée du communisme, avec trois collègues pour suivre et conseiller le processus démocratique devant s'implanter alors en Russie, il précisa qu'il disposait d'un budget véritablement colossal, ce détail budgétaire en dit long sur les moyens dont disposent les tenants d'un gouvernement mondial... Effectivement, je sais que la commission européenne est littéralement bourrée d'argent, c'est peut-être l'organisation mondialiste exécutive la plus riche de toutes. Donc cette conférence où je me suis rendu m'a appri et donné la confirmation que la structure de gouvernement mondiale n'est pas du tout une plaisanterie, mais bien l'application concrète des principes maçonniques sur le monde. Ce qu'a décrit ce fonctionnaire est (sans qu'il l'ait dit évidemment) le reflet quasi direct d'une organisation mondiale entièrement maçonnisée... Visant le long terme...

 

C'est ainsi que je voudrais vous fait part rapidement d'une mienne réflexion, donc formée par nombre de faits historiques et d'actualité convergents et gros facteurs de risques.   Mais, en même temps, il s'agit d'éclairer et de désocculter la pensée qui a puissamment contribué à nous conduire aux crises que nous connaissons, dont la crise actuelle, sans doute majeure à terme, conjointement aux projets politiques "mondiaux" qui, sous couvert de démocratie, menacent le monde.

 

Cependant, plus nous accederons à la lucidité, c'est à dire la faculté d'enseigner et de mettre en pratique le Crédit-Social avec tout ce que cela comporte en réponse aux dégradations déjà tellement visibles dans notre monde prétenduement moderne, moins nous nous sentirons impuissants et plus nous aurons de l'impact. 

 

Le cas des dirigeants des États-Unis est un cas d'école! David Rockefeller et consort franc-maçonnerie, ainsi que le monde où ils veulent nous entraîner échoueront. Je pense d'ailleurs qu'ils échoueront. Le problème est de savoir quel sera le vrai prix de cet échec. 

 

Tout d'abord, je vais vous citer de courts extraits, trouvés dans un site internet, d'une conférence prononcée, il y a neuf ou dix ans, par un apologiste du libéralisme, et même de l'ultra-libéralisme, un français, se disant: auteur libertarien... Établi de longue date à Londres (ce qui explique sans doute certaines choses le concernant) qui cherche, entre autres, à influencer et infiltrer le milieu catholique, il se dit d'ailleurs "catholique"...

 

Cette attitude renseigne assez bien sur l'infirtration libérale et ultra-libérale dans le catholicisme. Dans cette conférence, il y est dit des vérités de bon sens, mais il s'y trouve surtout un mélange de vérités et d'erreurs manifestes. Ceci fait qu'avec l'habileté langagière, une langue claire, plus une culture raffinée, se trouvent facilités l'installation dans les esprits ainsi "séduits" d'un mode de pensée contraire à la religion révélée, ou qui "révèle" seulement ce qui arrange l'idéologue qui s'exprime. Les esprits ainsi touchés deviennent progressivement peu portés à s'interroger sur l'équivoque, les malentendus, les présupposés qu'on leur distille, et surtout sur une dialectique tout à fait corrosive, destructrice et dissolvante, la plupart du temps à l'insu des "prospectés". Telle est la méthode des idéologues. Idéologues de tout poil qui ont tant fait de mal à l'humanité et que le CRÉDIT SOCIAL appaiserait et remettrait à leur place pour le soulagement et la créativité de tous. 

 

Voici donc quelques extraits de cette conférence intitulée: "Comment penser l'économie aujourd'hui ", vous allez sans doute vous rendre mieux compte, par ce petit échantillon, de l'idéologie sous-jacente et dans laquelle nous baignons et qui produit la transformation de tant d'esprits, orientant faussement tant de jugements en notre monde contemporain par des principes qui sapent le monde naturel et sain, voire saint, voulu par Dieu et défendu par l'Église.

 

Voici des citations extraites de cette conférence:

 

(...) Il est impossible de parler de l'économie aujourd'hui sans parler d'argent. Or, rien n'est plus mal compris par les critiques du capitalisme bourgeois que la fonction de l'argent. L'argent est une énergie. La grande mutation de notre époque est le passage des sociétés sédentaires, fondées sur la possession d'immeubles, de terres et d'usines, à un autre type de société, fluide, mobile, à un nouveau nomadisme. L'argent est évidemment l'énergie de ce nouveau nomadisme.

 

Considérez la société d'avant le capitalisme financier. Vous voyez une société d'aristocrates et de paysans, d'hommes de l'État et de travailleurs, qui connaissait bien des conflits, mais qui, au-delà des conflits, partageaient finalement les mêmes valeurs: l'amour de la terre-mère et nourricière, l'attachement à la patrie et à la nation, la soumission au pouvoir et aux dogmes...

 

Et voilà que l'argent déstabilise cet ordre des choses. Car là où il apparaît, c'est à dire aujourd'hui partout, hormis parmi les plus primitives des peuplades, son énergie renverse les hiérarchies. L'argent bouscule les statuts et les privilèges. Il interdit même de reconstituer un ordre nouveau et figé, tant son énergie révolutionnaire est puissante.

 

Contrairement à une idée reçue, l'argent n'est pas une idole, il est au contraire le souffle qui renverse les idoles. Mobile et incontournable, l'argent est du côté de l'humain parce qu'il se joue de toutes les frontières et menace tous les gouvernements. Il est du côté de l'esprit (sic, ndlr) parce qu'il nous arrache à la matière.

 

D'une certaine façon, le capitalisme financier pointe un ailleur vers lequel nous devons toujours être en route. Il nous désigne les choses et nous rappelle: "Ne t'attache pas, ça peut se vendre". L'argent est ce qui empêche de dormir repu. Voilà l'appel que nous lance l'économie moderne pour nous enlever à la conservation passive des objets et la répétition morne des pratiques sociales, et pour nous projeter vers la création continue, c'est à dire vers la vie de l'esprit. (...)

 

(...) La logique économique inverse le sens historique de l'échange. Nous ne travaillons pas pour celui qui est au dessus de nous, pour le roi, les nobles, le clergé, mais nous travaillons pour celui qui est à côté de nous, pour l'étranger, pour l'inconnu... Autrefois, les pauvres produisaient pour les riches, aujourd'hui, en économie de marché, le riche reste riche parce qu'il n'hésite pas à soumettre sa poduction au jugement de ceux qui sont plus pauvres que lui. (...) 

 

Voici aussi un autre extrait de cette même conférence, c'est une note (la note N° 16), les notes de cette conférences sont aussi très "révélatrices"...

  

(...) Et si Auschwitz est un mystère (comme les catholiques parlent du mystère du Péché originel et de la Rédemption) Auschwitz n'est pas dénué de sens. Auschwitz représente l'aboutissement logique, inéluctable, de tous les projets politiques structurant les sociétés humaines par l'appartenance à une terre et à une nation, appartenances qui rendent nécessaires l'institution d'un État. Chaque nation doit avoir sa terre, et chaque nation doit être régulièrement purifiée. Les démocraties n'échappent pas à cette logique. Les démocraties sont nationalistes puisqu'il faut bien dire qui aura le droit d'élire les chefs, et ce droit d'élire des chefs n'est pas donné en considération de la vertu, de la fortune ou du quotient intellectuel, mais en fonction de l'appartenance à la nation, qui s'acquiert lorsqu'on vit sur sa terre. Une terre, un peuple, un chef... ce que les nationaux-socialistes traduisaient par le slogan: Ein Reich, ein Volk, ein Führer. Si certaines sociétés politiques, come la suisse et l'anglaise, semblent ne jamais pouvoir connaître un Auschwitz, ce n'est pas la démocratie qui les en protège, mais bien qu'elles ont adopté quelques éléments de la philosophie libérale (des "concepts volés" comme dirait Ayn Rand), qui brident, de plus en plus difficilement d'ailleurs, la tendance naturelle de la démocratie au nationalisme et au socialisme. (...)

 

Fin de citations des extraites de cette conférence.

 

Tous ces extraits qui précèdent pourrait être réfutés point par point. Ils révèlent cette pratique dialectique délétère des "grands idéologues", qu'ils soient libéraux ou marxistes d'ailleurs, car énormément de points unissent, précisément ces deux-là dans un "même combat". Ils développent et répandent cette dialectique mortifère d'association de la nation (sous entendu chrétienne) avec les crimes historiques massifs les plus atroces, les dévoiements et les pratiques les pires, justement! Ces crimes indicibles de ceux-là mêmes qui ont été financés et payés par ce même argent mondial qu'ils adorent en bons Ophites qu'ils sont! C'est à dire des adorateurs du Serpent tels qu'ils se révèlent (ingénument??) ici s'exprimant d'une manière doucereuse dans un pareil texte...

 

J'ai tenu à vous exposer un peu ce propos qui, je pense, jette une lumière crue sur une pensée qui se croit "moderne" et "libératrice" des prétendues anciennes "tutelles", et qui se perçoit découlant en droite ligne de la pensée libérale-maçonnique qui est en train de chercher à achever l'anéantissement du monde en mettant sous sa coupe les sociétés ordonnées qui s'y trouvent encore, soucieuses de vivre sous la Loi de Dieu, ce qui les avait rendu créatrices et fécondes. 

 

Effectivement, en résumé, la philosophie et les idées issues en grande partie de la Réforme protestante, ainsi que celles du siècle dit des "Lumières", sont, pour l'essentiel, du même phylum. À part quelques auteurs et philosophes notoirement dévoyés, ces idées furent développées en général par des penseurs  "convenables", respectueux pour l'essentiel des mœurs et des structures sociales et politiques de leur temps. Mais leurs idées, essentiellement séductrices, se fortifiant au cours du temps, des modes et des générations, facilitèrent à la fois une accélération du progrès matériel et économique, ce type d'économie actuelle à somme positive, supplantant le type d'économie à somme nulle des anciens siècles et qui a envahit toute la planète, mais aussi causant des dévastations et des délires politiques assassins jamais atteints par les puissances d'autrefois, et dont les résultats historiques mortifères, entre autres, furent durant la première moitié du XXème siècle le communisme et consorts et le nazisme et consorts, leurs guerres effrayantes, les révolutions et les tueries sytématiques les plus dévastatrices jamais connues auparavant, et ce, jusqu'à l'utilisation de la bombe atomique, et tant d'autres malheurs.

 

En résumé, on peut dire en particulier que ces pensées de la Réforme plus celles du XVIIIème siècle, dit siècle des "Lumières", furent donc à l'origine de la pratique d'une économie à somme positive, donc toujours en expansion, car découlant de la révolution industrielle et du crédit "moderne". Crédit entièrement "contrôlé" par les milieux financiers et bancaires, agissant au dessus des gouvernements, contrôlant la création monétaire, instaurant un mode de crédit anticipant les biens à produire et à vendre. Puis, devenue une économie complètement financière, si dangereuse dans ses implications à moyens et longs termes. Ce n'est pas du tout là cette création monétaire saine rendue possible grâce à la production déjà physiquement possible, et ceci, suite aux expérimentations du major DOUGLAS étant la base du CRÉDIT SOCIAL et ses innombrables implications et effets positifs sur les sociétés. 

 

Donc, ces idées issues de la Réforme et du siècle des Lumières, donc affranchies des anciennes tutelles qu'étaient les principales monarchies européennes et l'Église romaine, produisirent des cascades historiques de très grands progrès matériels économiques, mais débouchèrent sur les guerres et les révulutions majeures les plus terribles, dont le 20ème siècle est un concentré de tout cela. Ainsi, d'une économie à somme nulle, nous sommes passé à une économie à somme positive, toujours en expansion, qui fut le lancement du capitalisme "moderne", puis du capitalisme financier. 

 

C'est ainsi qu'avec la Révolution anglaise de la fin du XVIIème siècle, les idées de la Réforme protestante se déployèrent à nouveau et s'exportèrent (à partir de 1694 avec l'instauration de la banque dAngleterre), se répendant dans le monde entier. De même, un siècle plus tard en 1789, les idées du siècle des "Lumières", qui sont comparables et continuatrices de celles de la Réforme protestante, continuèrent leur déploiement avec la Révolution française. Ainsi le monde bourgeois prit alors partout l'essentiel des rennes du pouvoir.

 

Par exemple, en raccourci, on peut dire la France devint politiquement protestante, avec l'Édit de Nantes (1598), et environ deux siècle plus tard, après la Révolution française, la France resta encore presque deux autres siècles fortement socialement catholique. Mais toutes ces forces se condensèrent historiquement dans le monde en la Révolution bolchévique de 1917. Ce communisme dura un peu plus de 70 ans. Mais le "maître d'ouvrage" de tout cela, l'instigateur du capitalisme, vite transmué en capitalisme financier (qui fut le fourrier du communisme et consorts au XXème siècle) fut la révolution bourgeoise protestante anglo-saxonne. Donc d'abord souchée en Angleterre avec le développement et le déploiement de la banque d'Angleterre, puis le relai de l'impérialisme politique et économique mondial ayant été repris par les États-Unis au début du 20ème siècle, ce modèle de la Banque d'Angleterre devint, avec le relai nord-américain, le modèle mondial de fonctionnement financier. On peut nommer ainsi ce "fonctionnement financier": l'impérialisme international de l'argent, c'est la désignation faite par le très lucide Pape Pie XI dans son encyclique, ici bien connue, Quadragesimo anno en 1931.  

 

Nombre de gouvernements du monde, silencieusement, se sont pliés à cet impérialisme international de l'argent. C'est le stade où nous en sommes encore actuellement. Sans doute pour un temps qui devrait être désormais plutôt court... 

 

Mais une "piste" marquante, un "détail" historique spécifique apparaît pour peu qu'on suive attentivement le déroulement historique de l'émergence de la démocratie en Angleterre par le biais de l'aristocratie britannique. En effet, l'Angleterre put "se payer" la démocratie grâce à la puissance et aux revenus que lui procurait encore à cette époque son immense empire colonial. L'Angleterre put donc "se payer" la démocratie parce qu'elle faisait "suer le burnous". La France de son côté a un peu suivit le même chemin et la même attitude, mais son empire colonial n'était que le 1/3 de l'empire britannique, soit 11 millions de kms2 pour 'Empire français, tandis que celui de l'Angleterre s'étendait alors sur 33 millions de kms2.

 

Il y a dans ce fait une faille, une contradiction historique très occultée, jamais pointée que je sache, et qui souligne l'ambigüité du modèle économique et financier anglo-saxon pérénnisé dans le monde entier par son modèle de banque et de système financier, mais se déployant derrière un "paravant démocratique"...

 

Le "paravent" démocratique, derrière lequel s'abrite le système financier mondial actuel, sert à imposer la globalisation, ou mondialisation.  Une démocratie dont les dirigeants étatsuniens et anglais et l'ensemble politique, économique et stratégique qui en dépend, ne font que clamer les "vertus"... Vertus démocratiques en priorité pour eux seuls bien entendu...

 

Je vient de vous signaler les préoccupations "démocratiques" de l'Europe brussello-strasbourgeoise et sa richissime Commission européenne. Tous ces "démocrates", États-Unis en tête, ne clament-ils- pas qu'ils veulent apporter la démocratie au monde entier? Fut-ce de force? L'exemple de la guerre en Iraq, menée par les États-Unis, une de plus menée par eux, n'est-elle pas un cas d'école d'une tragédie inouïe, sans égale, cimentée par le mensonge le plus grave qui ait été proféré pour "justifier" une guerre effroyable? (dont les effets dévastateurs ne sont pas terminés à ce jour!). 

 

Certes, en principe, la démocratie existe à l'intérieur des pays riches, et encore! Tellement de faits et de changements indiquent le contraire! Car, dans l'état actuel des choses, la démocratie politique ne correspondent à rien sans son complément obligé qu'est la démocratie économique. La démocratie économique est inéxistante! Mais l'on s'aperçoit à présent, sans hésitation, que les relations extérieures des pays qui prétendent faire la leçon de démocratie au monde entier ne sont que pillages des matières premières et de leurs autres ressources, financières en particulier. Les infortunés (c'est le cas de le dire!) pays qui les vendent, sont "obligés" de les vendres en ne maîtrisant rien dans leur prix de vente! Ce pillage est accompagné de l'exigence de dettes-vampires à intérêts composés, dettes impayables, et ceci, sous couvert et sous "conditions" d'ajustements structurels. Voici encore un terme abscons signifiant l'obéissance, également sans fin, aux exigences des financiers... Ces dettes sont une vraie transfusion sanguine en continue de la substance vitale des pays pauvres et condamnés à rester pauvres dans ces conditions de relations avec le monde riche. C'est le monde riche qui fait les questions et les réponses!...  Que signifie donc l'instauration de la démocratie sans aucun moyen de la pratiquer?...Autrement dit, que signifie encore une fois la démocratie politique sans la démocratie économique qui lui corresponde? Quel sentiment de liberté avons-nous dans une démocratie politique en ayant les poches éternellement vides??

 

Quand allons-nous oser poser les vraies questions? Et surtout à l'endroit où cela fait mouche?

 

La phrase de l'historien français François Furet résonne ici avec une justesse étonnante sur ce brûlant sujet de la démocratie à l'aune de la justice économique et sociale: "La démocratie dépend d'une oligarchie occulte contraire à ses principes, mais indispensable à son fonctionnement". L'essentiel est pointé ici.

 

Le maître mot de cette attitude de mauvaise foi, hypocrite et scélérate, se traduit ainsi:  "Je possède, donc j'ai le droit", On dirait que j'ai le droit à l'infini!.... L'Église, qui n'est pas contre la propriété privée quand la propriété s'établit dans une juste mesure, répond: "Je possède, donc je suis responsable".

 

Renaud  L a i l l i e r

 



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C'est un peu comme un indicatif d'une émission, mais je trouve tellement appropriée cette phrase de l'écrivain Honoré de Balzac que je ne peux m'empêcher de la réutiliser à chaque intervention qu'il m'est donnée de faire:
 
   — LA  BATAILLE  FINALE  DE  LA  CHRÉTIENTÉ  SE  FERA  AUTOUR  DU
        PROBLÈME  DE  L'ARGENT,  ET  TANT  QUE  CE PROBLÈME  NE  SERA  PAS  RÉSOLU,
        IL NE POURRA Y AVOIR  L'APPLICATION  UNIVERSELLE  DU CHRISTIANISME —
 
                                                    (Honoré de Balzac)
 
 
                                USURE de L'USURE

 
Et comme entrée en matière, cet extrait d'un reportage que j'avais lu il y a lontemps durant les années 60, c'était au Chili. Un Indio, très pauvre, d'une communauté indigène du Chili répondait ceci à un guerillero marxiste qui l'exhortait à la lutte des classes: "Si nous nous attaquons aux riches, qui nous fera la charité?"
Cette réponse se grava aussitôt dans mon esprit comme un concentré de nombreuses contradictions, toutes ici plus révélatrices les unes que les autres.
 
 
 
           - I -     Un véritable nœud gordien à démêler d'extrême urgence.            
                                                 
 


L'année dernière, j'avais intitulé mon intervention: Quel est l'état du capitalisme dans le monde? Le Congrès de l'année dernière avait eu lieu deux ou trois semaines seulement après le début de l' "émergence" visible de la crise financière partie des États-Unis. Crise dite des subprimes (crédits hypothécaires), qui déjà, nous plongeait dans les interrogations et les incertitudes. J'y avais dit en substance: "Le capitalisme de 1929 était cassant comme du verre, mais celui d'aujourd'hui paraît être en cahoutchouc tellement sa plasticité semble à toute épreuve". C'est certain, mais le cahoutchouc vieillit plus vite, se craquèle, et même se décompose. C'est ce qui se produit depuis l'année dernière où le capitalisme financier contemporain donnait alors ses pemiers signes de décrépitude accélérée. Et c'est bien ce que l'on constate en 2008. 
 
Dans un monde où, encore en 2007, les grands patrons français touchent par an une moyenne de 1 400 000 euros, soit environ: 2 100 000 dollars canadiens, soit 3800 euros par jour, ou environ 5 900 dollars canadiens par jour (tous ces chiffres moyens étant examinés au cours euro-dollar canadien de juillet 2008), on pourrait beaucoup s'étendre sur cette crise financière qui comprend des risques d'être une lame de fond pour ne pas dire un tsunami.
 
Mais notre rôle est d'abord de développer et d'étendre la connaissance du Crédit Social en priorité sur l'inventaire laborieux à faire des innombrables pratiques nocives, mensongères, et même mortifères, du "génie financier" au seul service des plus malins sur la sempiternelle voie du lucre, avec leurs meilleures combines et formules qui utilisent les interstices du juridique pour mieux connaître, contourner et neutraliser les lois et les règles, mieux se payer sur le Tiers-Monde, comme on se paye sur la bête de somme du monde du travail en général, y compris dans les pays "riches", et en faisant en sorte que le capitalisme soit d'une opacité telle que cela décourage d'emblée à le comprendre ceux-là mêmes qui en sont les victimes. Or, opacité signifie aussi dissimulation, et la dissimulation renvoie à la culpabilité.
 
Ceci m'amène à souligner, en premier, un fait chrétien avéré. Il s'agit de l'incarnation de Dieu en Jésus-Christ parmi les plus humbles et les plus déshérités de la Terre. Jésus naissant dans une étable parmis les plus humbles de ce monde qu'étaient les bergers d'alors qui cotoyaient à Bethléem la Sainte Famille, Marie Sa Mère, notre Mère à tous, et Son père terrestre, saint Joseph, un humble travailleur, gardien sans défaut de son foyer, acceptant dans la joie et la simplicité le rôle que le Ciel lui demanda de tenir. Il y avait aussi les animaux, ces êtres naturels, à peu près incapables de dissimulation, les brebis, le bœuf et l'âne, tous compagnons et serviteurs du Christ; l'âne est d'ailleurs cité deux fois dans les Évangiles, par deux fois il servit Jésus.
 
C'est ainsi que le Crédit Social, qui est le christianisme appliqué selon les termes mêmes de son grand inventeur le Major Douglas, doit sans doute se déployer dans le monde d'abord chez les humbles, les pauvres et les marginalisés. C'est ce chemin des pauvres par lequel pourra se répandre cette vérité indissimulable portant les fruits que les Évangiles nous demandent de reconnaître: "Vous les reconnaitrez à leurs fruits". C'est à dire, tout simplement, les fruits, ici bas, de la Justice de Dieu, régissant les hommes en leur apportant la vie saine, puis sainte. Et non pas les délices et les poisons des voleurs, des escrocs et usuriers de tout poil, fidèles adorateurs de Mammon, s'emparant des moyens humains, donc de la monnaie qu'ils détournent à leur avantage, s'attribuant la valeur des biens que les hommes fabriquent pourtant eux-mêmes, par leurs efforts, pour leur usage normal et légitime dont ils sont privés à cause de l'économie entièrement financiarisée.
 
C'est par les plus humbles que Dieu commence son œuvre ici bas, comme il le fit à Bethléem, et donc, par exemple, comme les vaillants artisans du Crédit Social le font à Madagascar, aux Philippines, en Afrique, en Amérique Latine dans des pays comme la Colombie, l'Équateur, le Mexique, le Pérou, le Paraguay, l'Argentine, autant de pays où la demande de Crédit Social est criante. D'autres pays d'Amérique Latine comme les autres continents sont concernés, toujours par le même biais des humbles et des pauvres.
 
Car, que voit-on? Qu'entend-t-on actuellement? Les riches sont très inquiets pour leur avoir. Ils s'angoissent, et finissent par nous angoisser, à penser qu'ils seraient sur le point de perdre leurs biens, en particulier les actionnaires de nombreuses banques et propriétaires d'un capital financier en pleine débacle tellement les pratiques malsaines s'y sont développées depuis si longtemps. Les actionnaires voient depuis plus d'un ans leurs actifs fondre comme neige au soleil... Ils nous inquiètent par leur inquiétude. Ils se rendent enfin compte que le vers et les poisons sont dans leurs fruits!... Mais la pauvreté, toujours omniprésente et maintenant s'accantuant n'est-elle pas davantage inquiétante? 
 
Ainsi, statistiquement, les riches, quelque soit l'époque et les lieux, iraient toujours très bien pour l'essentiel? Nous ne sommes nullement contre la richesse saine personnelle et collective, mais les riches, quelqu'ils soient, sembleraient toujours "sortis de l'histoire". Statistiquement, ils vont très bien, même en pleine crise. Mais rappelons-nous bien que richesse ne rime pas forcément avec sagesse. Devons toujours nous interroger au sujet des riches? Pas vraiment. 
 
Mais c'est une évidence terrible, ce sont les pauvres, non pas les pauvres des siècles passés, mais les pauvres bien contemporains, majoritaires en ce monde, qui doivent susciter toutes nos interrogations et toutes nos inquiétudes et nos actions! Les pauvres ne vivent-ils pas en situation permanente de crise? Crises à répétition, crises aggravées de l'angoisse du lendemain, crises des dettes impayables, crises des expulsions et des saisies sans nombre, crises d'exploitations innombrables, d'humiliations insupportables, de violence, de dégradations physiques et morales sans nombre, crises d'être obligés de s'expatrier dans des conditions innommables de dangers et de spoliation, de mort (par noyade notamment) et tant d'autres cas similaires inimaginables, pour venir mandier une vie "digne" au sein même du système qui les vole et les maintient dans la pauvreté et le désespoir extrêmes.
 
Donc les pauvres de la planètes (en restant volontairement optimiste on peut dire qu'ils sont un peu plus d'un habitant sur deux de la planète) vivent en état de crise économique, sociale et familiale dépassée et permanente. La "crise", les crises, sont leur état de vie "normale", de vie "banale" et de mort "banale". Pour eux, qu'il y ait une crise financière se déclenchant à partir des pays riches n'est seulement que la conséquence, certes, encore une fois aggravante de leur sort, dû à un système faux, mensonger et prédateur. Pour les pauvres, c'est là une triste banalité de plus.
 
La phrase que je vous ai lu de l'Indien très pauvre du Chili qui répond à un guerillero marxiste qui l'exortait à la lutte des classes: "Si nous nous en prenons aux riches, qui nous fera la charité?". recelle donc toutes les principales contradictions de la condition humaine! J'ai perçu ici le nœud des principales contradicions: la pauvreté généralisée, la richesse qui n'est pas à sa plce, et la lutte des classes s'interposant brouillant ainsi toutes les cartes, tandis que le système bancaire lui, reste intouché... Le Crédit Social répond concrètement point par point à toutes ces impasses dont un système financier mondial "veille" à ce que nous n'en sortions pas...
 
Mais c'est bien le Crédit Social et tout ce qui va avec, qui nous apporte la preuve qu'il peut en être tout autrement. Je le répète, et vous le savez bien, que l'enjeu du Crédit Social, notamment dans les pays pauvres, est un enjeu d'une portée immense et déterminante. Car toute amélioration ainsi créée, toute richesse ainsi crée, sera, et est dors et déjà la démonstration, mieux que des promesses incertaines et de longs discours, de l'exemple à suivre. L'exemple devrait "se suivre" lui-même à travers le monde. Et c'est le maillon politique qui est le plus risqué car il contient la trahion possible tapie dans l'ombre.
 
Ces immenses espoirs se concrétisant sont les balises dont il ne faut jamais s'écarter pour avancer encore, tout en ne devant pas nous voiler les yeux et les oreilles sur: ce qui EST. Et comme je pense qu'il faut toujours rester le plus possible en rapport avec ce qui EST, voici un rapide survol condensé de ce que l'on peut constater à cette heure  écrit durant juillet-août 2008), avant de revenir pour conclure avec le Crédit Social.


    - II -  Rappel des six principales crises économiques et sociales en cent ans
                           (sources Le Monde du 21 mars 2008):
 
—>1907
    La panique bancaire 35% en neuf mois à l'indice Dow Jones
   Relèvement des taux d'intérêt et scandales financiers à New-York provoquent une  ruée vers les banques et un manque de liquidités. Cette crise décida les Américains à créer la Réserve fédérale, FED.
 
—>1929-1933
    Le krach de Wall Street 85% en trois ans à l'indice Dow Jones
   La panique de 1929 a précédé la grande Dépression du début des années 1930, qui reste la plus forte crise de l'histoire financière à ce jour.
 
—>1973-1974
    Le premier choc pétrolier 40% en deux ans à l'indice Dow Jones
   L'OPEP annonce en octobre 1973, pendant la guerre du Kippour, un embargo sur les  livraisons de pétrole aux pays qui "soutiennent Israël ". En trois mois, le prix du baril quadruple.
 
—>1987
    Le "lundi noir" — 34% en trois semaines à l'indice Dow Jones
   En une séance, le lundi 19 octobre 1987, le Dow Jones plonge de 22,6% entraînant dans sa chute les bourses mondiales. Les investisseurs s'inquiètent d'une remontée brutale des taux d'intérêt aux États-Unis.
 
—>1997-1998
    La crise asiatique — 11% en trois semaines à l'indice Dow Jones 
   En octobre 1997 la forte dévaluation des monnaies des pays d l'Asie du Sud-Est, très endettés, se répercute sur le Dow Jones. La crise se propage avec moins d'ampleur à la Russie, à l'Argentine et au Brésil.
 
—>2007-2008
    La crise des subprimes16% en six mois à l'indice Dow Jones
   Accordés trop largement aux États-Unis, les crédits hypothécaires à haut risque entraînent des défauts de paiement, dont les établissements financiers mondiaux subissent les conséquences.
 
L'emballement des marchés depuis juin 2007:
 
—>Cours (arrondis) de l'or en dollars-us l'once à Londres + 42,8% soit de 650 à 980 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008), pour la première fois de son histoire l'or à franchi la barre des 1000 dollars-us début mars 2008 avant de redescendre.
 
—>Cours (arrondis) du pétrole en dollars-us par baril à New-York + 43,8 soit de 70 à 110 dollars-us en neuf mois (juin 2007 à mars 2008). En mai 2008 on en est à 125 dollars-us. Le "boom" de la demande en provenance de Chine et la faiblese du dollar-us ont propulsé le cours du baril très au-dessus de 100 dollars-us pour redescendre à moins de 120 dollar actuellement (période juillet-août 2008)
 
—>L'Indice CAC 40 (bourse de Paris) — 24,4% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) passant de l'indice 6000 à 4500 points. En avril-mai 2008 remontant très lentement vers 4950 points environ (le 15 juillet, jour où sont écrit ces lignes-là l'indice est descendu à 4100 remontant péniblement à 4400 début août 2008). Les craintes de ralentissement économique, l'euro fort et les tensions sur le marché du crédit ont donc fait plonger la Bourse de Paris nettement en dessous des 5000 points. (début août 2008, la tendance serait à la remontée du dollar et à la baisse de l'euro, affaire à suivre)
 
—>Cours (arrondi) du dollar-us en euro — 12,6% en neuf mois (juin 2007 à mars 2008) le dollar-us atteignant jusqu'à 1,6 dollar-us pour 1 euro ou 0,62 centimes d'euros valant 1 dollar-us (le dollar-us reste à présent autour de 1,55 pour un euro). Victime de la baisse des taux directeurs de la Réserve fédérale et de la défiance vis-à-vis de l'économie américaine, le dollar-us a plongé face à l'euro. (début août 2008 la parité euro-dollar est de 1,50 dollar-us pour 1 euro, donc renversement de tendance)
 
Enfin l'effondrement des banques en bourse. Fin mars 2008, pour un total de capitalisation en bourse de 700 milliards de dollars-us, les principales banques suivantes, américaines, anglaises, suisses et françaises: Citigroup, Meril Lynch, Bear Stearn, Barclays, Union des Banques Suisses, Société Générale et le Crédit Agricole cumulent une perte totale de 318,2 milliards de dollars-us dont 57,3 milliards dûs au subprimes, donc pas loin de la moitié de leur capitalisation...

Bien entendu, il ne s'agit-là que des pertes duement repérées et comptabilisées, ayant été chiffrées sur les données connues au printemps de 2008. Les fururs bilans des banques donneront de plus amples indications sur les pertes, car il n'est pas possible de chiffrer l'ensemble des pertes en temps réel, au jour le jour. En matière bancaire, les résultats sont toujours longs à venir. Et ces données que je viens de vous énumérer ne pourraient n'être que les prémices de chiffrages plus graves encore.
  
                                         
  - III -   Des pratiques et des effets lamentables de toute nature dans les pays riches qui prétendaient faire des leçons d'économie et de démocratie à tous les autres...

 
Un certain nombre de banquiers connaissent et pratiquent les "cycles financiers". S'il fallait comprendre qu'ils induisent, voire provoquent ces cycles, ce ne serait sans doute pas faux. C'est ainsi, par exemple, que j'ai entendu dire en janvier de cette année, par un des principaux banquiers de la Compagnie Financière Édmond de Rothschild (Michel Cicurel) comme quoi il fallait laisser tomber l'année 2008 (année de l'achèvement du cycle économique que les banquiers attendaient d'ailleurs pour 2007), ne plus acheter aucune action, et attendre les années suivantes bien plus "favorables"... Donc un nouveau cycle, mais bien sûr selon leurs "critères" de banquiers, devrait se faire jour...
 
Si l'on cherche à y voir clair, il faut presque tout apprendre en creux et par défaut, à nos frais, débusquer les éléments les plus communs et banals du monde de la finance qui recèlent les "astuces" qui nous minent. Une chose est sûre, je le répète, la dissimulation renvoie à la culpabilité.
 
Un exemple au passage, pris dans la revue française l'Expansion de mai 2008 (N°730) cet exemple, pris parmi tant et tant d'autres, est un simple "échantillon" de l'anarchie financière qui règne sur notre monde pris parmi des dizaines et des dizaines d'autres, ainsi: Prêter pour échapper à l'impôt. Le ministère français des finances veut réformer le prêt et l'emprunt de titre? Mais oui, bien sûr! «Mais ce ministère aura du mal à remettre en cause une discrète astuce fiscale. Des propriétaires d'actions, étrangers, n'hésitent pas, en effet, à prêter leurs titres pour échapper à l'impôt sur les dividendes, distribués généralement juste après l'assemblée générale. Ces actionnaires sont sensés verser au percepteur français 25% des coupons perçus. Mais pour lui échapper, ils ont trouvés une astuce en trois étapes. 1) Ils prêtent leurs actions quelques jours avant l'encaissement du dividende à une banque française exemptée de cette fiscalité. 2)Ensuite, l'établissement bancaire français "emprunteur" perçoit les dividendes lors du paiement. 3) Enfin en échange d'une petite commission, la banque rend à l'actionnaire étranger ses titres dûment augmentés du montant des dividendes qui, juridiquement, n'en sont plus. Et le ministère des finances s'en trouve marri. D'après nos informations, la Société Générale est coutumière de ces montages.»

 

Autre exemple:

Anarchie financière avons nous dit? Voici une réflexion d'un vrai "vétéran financier", le président directeur général des Assurances Generali: "Les banquiers ont développé l'industrie des produits financiers dérivés (exemple: les "subprimes") dont l'objet fondamental est de transférer leurs risques (...) La baisse des marchés de l'immobilier américain a été le déclencheur de la crise. Ce qui n'est pas normal, c'est que les banques ont placé chez toutes sortes d'institutions ces produits financiers titrisés (les subprimes), ce qui a provoqué des pertes très importantes. J'observe que la Reserve Federal, pour sauver un certain nombre d'établissements de crédit, a échangé le mauvais papier des banques contre du bon papier qu'elle détenait (...)"

Et il y a tant d'autres exemples! Ce qui fait dire à certains: on privatise les gains et on socialise les pertes... Il faut que l'État s'explique, de deux choses: ou l'État est pour les intérêts et les profits des banques (c'est ce qu'il montre jusqu'à présent à peu près partout), ou il est le serviteur de l'intérêt général. Son silence en la matière, silence très "parlant", et ne fait qu'accentuer la confusion et le grave malaise généralisé...
  
Cette crise financière actuelle, partie des États-Unis, fait donc de telles lames de fond, qu'il est bien difficile d'en faire un inventaire exhaustif. Les phases de cette crise sont nombreuses, ses composantes encore plus nombreuses et mélangées. Chercher à démêler cet écheveau fatiguerait rapidement notre attention, gaspillerait et disperserait nos efforts en pure perte. D'ailleurs beaucoup d'experts financiers de renom dissimulent mal leur impuissance à expliquer de façon claire et détaillée les linéaments de cette crise qui s'est infiltrée partout, dans toutes les couches financières. Il faut tirer les vers du nez de quelques rares économistes et financiers qui, mal à l'aise, parviennent à peine à dresser des tableaux où ils peinent à désigner toutes les zones d'ombre. Ici pas de claires et sûres explications, c'est le règne de ce que nous aimons le moins, c'est à dire le règne de la confusion et des incertitudes pour le plus grand nombre.

  

Environ 25 ans de libéralisme (encore un "isme") quasi absolu ont fait se généraliser les pratiques financières les plus scandaleuses et contre nature sans que les usagers, pourtant les premiers concernés, ne s'en aperçoivent vraiment, ou trop tard. C'est incroyable! La réunion de tous les égoïsmes individuels qui devait, selon les chantres du libéralisme pur jus, résoudre les principaux problèmes du monde par les vertus qu'ils voient dans leur sacro-saint marché ne donne donc que des résultats d'égoïstes et d'escrocs... Comment en serait-il autrement? Jusqu'aux fameuses "agences de notations" (par exemple Moody, Standard and Poors, etc) qui notent les banques et les établisemments financiers de façon à rassurer les investisseurs (AAA, BBB, etc) tous plus "déterminants" les uns que les autres mais appréciant les systèmes les plus frelatés où, débarrassés des risques, les bénéfices étaient fabuleux... jusqu'à la chute finale... Mais chute finale surtout pour les couches de population sans matelas ni parachute bien entendu.... Ces agences de notation, cela a été avoué, sont des agences financées par les "banques notées" ainsi financées par elles-mêmes! Vous comprenez l'arnaque que constitue le fait que les banques financent elles-mêmes les agences supposées noter leurs performances... La boucle est bouclée! Si la Banque Centrale Européenne, ou BCE, a pour actionnaires les États européens pour qui la Banque Centrale Européenne est censée travailler (bien que cette organisation étatique est intimement liée en priorité au monde des affaires), je rappelle que, analogiquement, la Banque centrale des États-Unis, la Federal Reserve, ou FED, qui est censée diriger la monnaie mondiale qu'est le dollar, n'est pas une banque d'État, mais une banque privée appartenant aux douze (ou treize) principales banques commerciales étatsuniennes œuvrant sur tout le territoir des États-Unis. Ici aussi les contrôlés nomment leurs contrôleurs... Tous sont exactement du même bord. Système clos! 

 

À présent le système étatsunien financier global est en train de se liquéfier. Il fonctionnait de façon "unitaire", couvrant et dépouillant le monde entier tout en étant rebouclé sur lui-même. Dit rapidement, les États-Unis règlaient, par exemple, leur pétrole sans contrepartie, par simple fabrication de dollars en chiffres, ou avec la "planche à billets" comme on dit, et ce, depuis le 15 août 1971, date où le dollar s'affranchit complètement et définitivement de son lien avec l'or. Plus aucune monnaie depuis lors n'a de lien avec l'or ou un autre métal. En juillet 2008, les liens entre la cotation du dollar et les cours du pétrole fonctionnent toujours. Jusqu'où? Jusqu'à quand? Les dégâts peuvent être considérables, même à moyen terme! En août 2008 le pétrole redescend un peu, le dollar-us remonte un peu, les matières premières se "stabiliseraient" (?), mais par contre les avoir bancaires continuent leur chute vertigineuse, les États "retiennent" cette chute (chute libérale!), mais demande générale de biens et de services donne des signes graves de fléchissement...


En résumé, nous dirons que toutes nos craintes des années antérieures étaient fondées, et que, à cette heure (en juillet-août 2008) les implications de cette crise financière ne sont pas encore toutes inventoriées, bien que leurs effets négatifs se fassent de plus en plus sentir. Pour l'essentiel, l'économie des entreprises, celles des branches productives en général n'est pas, à ce jour, touchée directement, en particulier les entreprises fonctionnant avec leurs fonds propres. Les autres entreprises, pour saines qu'elles soient, mais ayant des besoins de recourir au crédit et au financement en général, c'est à dire les plus nombreuses, sont en voie d'être fragilisées, et ce, proprotionnellement à leurs demandes de crédits aux banques; crédits octroyés de plus en plus chichement... D'ailleurs, on a appris en mai de cette année en France que la COFACE (organisme surveillant la solvabilité des entreprises acheteuses, tant en France qu'à létranger) indiquait une augmentation de 45% des incidents de paiement des dites entreprises, ceci étant dû que ces entreprises souffrent déjà des restrictions de crédit. La crise financière atteindrait ainsi l'économie normale...  En principe, sous réserve d'autres pertes à découvrir dans les séries d'actifs financiers fantômes, encore enfouis ici et là dans les comptabilités, de même s'agissant de variations importantes des prix des matières premières qui se produisent d'un jour à l'autre, en particulier, sur l'énergie, il faut attendre fin 2008 et début 2009 pour que les résultats et les bilans des entreprises, surtout les bilans des banques, nous renseignent davantage. Mais, de toute façon, à plus ou moins court terme, il faut que nous sachions rapidement dans quelle proportion l'économie financière, qui est fondamentalement malsaine, aura contaminée l'économie normale. Je rappelle cette autre proportion que, jusqu'en 2007 au moins, l'économie financière représentait 98% des transactions effectuées autour du monde et en temps réel, tandis que l'économie normale du commerce international ne représentait que 2% (ou environ 1/50ème) de ce volulme de transactions...

 

Enfin ne jamais oublier que le paramètre le plus important et sensible est et reste la demande générale des biens et des services. Dans ce système économique et financier actuel, si la demande venait à fléchir quelles qu'en soient les raisons, c'est ce fléchissement de la demande qui pointe actuellement et qui pourrait entraîner la vraie crise, celle que tout le monde redoute et qui fait évoquer le spectre de la crise de 1929. Dans le contexte hyper mondialisé actuel, la seule "bouée de sauvetage" (et encore!) serait la demande des grands pays émergents tel que la Chine, l'Inde et quelques autres grands pays importants. Mais alors, il y a trop d'éléments en jeu pour pouvoir pronostiquer sérieusement la "suite" des événements. Et je n'évoque même pas la situation stratégique au Moyen-Orient élargi d'où peut partir d'un mois à l'autre une étincelle non détectée qui, à nouveau et en profondeur, changerait presqu'aussitôt toutes les données mondiales stratégiques et, bien sûr, énergétiques et économiques ... 
 
Beaucoup d'entreprises retiennent leur souffle, car les effets encore à venir de cette crise financière actuelle sont toujours imprévisibles pour la plupart des acteurs économiques (écrit en juillet-août 2008). Le domaine le plus névralgique est donc celui des banques et des autres établissements financiers dont un grand nombre, ainsi qu'il a été dit, sont profondément atteints par toutes les cascades d'effets négatifs, très pernicieux, dont l'origine "visible" à seulement commencé en août 2007 dans la débacle des prêts hypothécaires, ou crise des subprimes aux États-Unis (l'origine invisible, entre autres, les intérêts composés, origine détectée magistralement par le major Douglas et Louis Even est bien plus ancienne).

 

 

- IV - Problèmes très concrets, dramatiques, qui doivent avoir la toute première des priorités. Et quelle est la vraie proportion de la spéculation dans l'augmentation des prix des denrées?
 
Donc, nous voici en réalité confrontés à trois crises matérielles à la fois, intimement liées entres elles: la crise financière, la crise sur les matières premières dont l'énergie est la plus importante et déterminante de toutes, et la crise des prix des denrées de base. Voici donc trois crises à peu près simultanées, ou trois crises en une, qui font resurgir les spectres ancestraux de la pauvreté accentuée et durable, de la faim et des guerres, alors que notre "florissante économie mondialisée", devait (c'est vrai pour une coterie très minoritaire) nous faire parvenir, enfin, à la liberté et à l'enrichissement de tous à la paix définitive dans le monde grâce à la généralisation et l'intensification du commerce mondial, de la liberté totale de circuler des capitaux, etc. Les frontières, vestiges d'un passé révolu, ayant été enfin abattues! Tel était le crédo répété partout par les principaux milieux financiers libéraux qui subjuguèrent les gouvernements et les médias depuis environ 25 ans.

 

Pourquoi donc l'aveuglement des hommes aurait-il magiquement cessé par la grâce d'une idéologie, un de plus! Ici une idéologie libérale?  Alors que l'aveuglement a régulièrement atteint les hommes dans leur prétention hégémonique, les hommes se considérant causes d'eux-mêmes, n'ayant aucun besoin de Dieu, une force transcendante extérieure à eux-mêmes dont ils dépendraient?
 
Le "génie" des hommes s'est mis au service de ceux-là mêmes qui les trompent et les exploitent "le mieux" par des moyens complètement artificiels, générant des profits exclusivement basés sur des mécanismes bancaires faux, des manœuvres trop habiles d'un système, "trop intelligent"... selon les paroles mêmes d'un des économistes français les plus en vue, manœuvres à présent généralisées à la planète. 

 

Alors qu'à l'autre bout de la chaine, il y a à ce jour 1,35 milliard d'agriculteurs dans le monde, ils représentent donc actuellement 20% des un peu plus de 6,5 milliards d'habitants de la Terre, soit 1 sur 5 (mais d'autres habitants, non agriculteurs, forment environ 35%, soit autant d'autres personnes en grande difficulté, ce qui nous met à environ de 55% des habitants de la Terre en difficulté, et cette proportion est volontairement "optimiste" si l'on peut dire. Parmi ces 1,35 milliards d'agriculteurs, à peine 2,2% d'entre eux ont un tracteur. Presque 9 millions de ces agriculteurs meurent de faim chaque année, c'est à dire quelques 24 000 personnes par jour. Donc, mourant de mauvais traitements, plus exactement, d'absence totale de traitement! Ce qui correspond précisément à d'autres calculs démographiques très sérieux, non basés sur l'agriculture! Et nous nous aperçevons de ceci parce que les prix de l'alimentation flambent. 

 

Car il y a toute une partie de la population mondiale (75% de cette partie SONT DES AGRICULTEURS!) qui, de toutes façons, n'étaient déjà pas solvables avant la situation présente aggravée. Car leurs revenus (si l'on peut dire) étaient déjà en deça des prix "ordinaires", avant les hausses actuelles de l'alimentation courante! Donc il y avait déjà une demande insolvable! (S'il ne s'agissait que de demande solvable, les problèmes se déplaceraient et deviendraient davantage techniques au lieu d'être seulement commerciaux mais surtout financiers et bancaires).

 

Autre raison de difficultés accentuées par les crises. En quoi la crise financière mondiale actuelle menace-t-elle de nombreux pays en développement qui sont en dehors des grands pays émergents? Parce qu'il existe une grave asymétrie entre la rigueur des règles du commerce international (OMC) d'ailleurs de plus en plus contestées par les principaux acteurs des pays émergents (par exemple la rencontre de Genève en juillet 2008 sous l'édide de l'OMC à échouée) et l'absence actuelle de règle dans le domaine des échanges financiers. Par exemple, dans le cadre de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), on négocie avec acharnement pour abaisser de 20% ou 30% les droits de douanes sur tel ou tel produit, mais la chute du dollar, en peu d'années, efface tous ces progrès. Les prétendus "bienfaits" de la libéralisation volent en éclats par l'anarchie financière. (....)

 

Par exemple, l'Afrique est un continent où, au printemps 2008, la tension sur l'alimentation serait réapparue ici et là. Dans ce contexte actuel, l'Afrique dans son ensemble est très vulnérable aux fluctuations des prix des produits alimentaires de base, ces produits représentent plus des 3/4 de toutes les exportations et plus du 1/3 du PIB de ce continent. Si seulement la hausse des prix des denrées et de l'énergie, pouvait comporter et signifier une alerte normale due à des quantités grandissantes de denrées demandées à présent par le marché et ayant pour cause l'augmentation de la population, plus les nouvelles demandes accrues de denrées par de très importants pays en plein développement (Chine, Inde, et quelques autres dans le monde), on pourrait se réjouïr de l'augmentation en conséquence des revenus des producteurs agricoles de par le monde entier. Cependant, compte tenu de la fausseté financière et bancaire sensée irriguer partout les échanges commerciaux dont les valeurs réelles sont "tripotées" (au sens de tripot) par la spéculation, nous ne pouvons avoir la certitude que l'intégrité du juste prix soit préservée. J'y reviens brièvement un peu plus loin.

 

Mais il me faut signaler également ce fait indéniable, insupportable, qui se trouve maintenant dans un rapport officiel commandé par le gouvernement français et à qui il a été remis en juin de cette année. Le gouvernement français d'ailleurs, tarde "curieusement" à en faire écho. Il s'agit de ces fonds privés qui rachètent les dettes des pays les plus pauvres, on appelle cela: les fonds vautours. Ce sont des institutions financières privées qui rachètent au rabais les créances des pays très endettés. Ils les rachètent dans les conditions de créances dites douteuses et, après, les renégocient à leur valeur nominale et actualisée. Ces fonds vautours saisissent les institutions internationales et arrivent à avoir gain de cause. Ils ont déjà récupéré plus de 2 milliards de dollars sur une quarantaine de pays très pauvres tel que le Mali, la Zambie, le Zimbawe, etc. Donc ces fonds vautours sont une insulte abjecte extraordinaire au monde entier, d'abord aux démunis. Vous avez donc un certain nombre d'institutions financières privées qui rachètent les créances sur des pays pauvres et qui deviennent ainsi les créanciers des l'États, préssurent ces États, et donc appauvrissent des peuples entiers. Voilà de quoi le droit international semble ne pas se mêler. Quand on pense, par ailleurs, que malgré la crise financière, aucun pouvoir ne paraît entreprendre la moindre modification des règles dans les domaines financiers. Il faut amander le droit international, il semble n'avoir prise sur rien!

 

Mais d'où vient donc le fait qu'on meure de faim et l'on vit si mal dans des pays qui ont des potentialités agricoles considérables? Et ce, jusqu'à l'extraversion de leurs économies? Là où l'on cultivait des produits de denrées alimentaires qui nourrissaient la population, aujourd'hui on cultive des cultures de rentes pour l'exportation. Ce furent, en particulier les erreurs des accords de Yaoundé (1963), ensuite des accrords de Lomé, entre autres.

 

Il n'y a aucun exemple au monde où le libre commerce à lui seul ait accompli les mêmes développements que ceux pris par les sociétés elles-mêmes avec leurs décisions prises légalement et qui furent toujours des développements qui ont amorcé les vrais changements positifs économiques dans un pays, à condition que le pays en question n'écoutât pas les sirène libérales-financières. Preuve historique, toute l'histoire économique, très mal connue, du Japon, jusqu'à la fin du XXème siècle dément les fariboles et les égarements distillés par le libéralisme mondial (qu'on devrait appeler le mondial-libéralisme) et qui pousse au désespoir quelques 2/3 de l'humanité.

 

Pour terminer ce passage qui voudrait éclaircir les raisons dues aux spoliations et détournements massifs silencieux, pratiqués au moins jusqu'à présent et commis par les principales branches financières dans le monde et leurs conséquences à l'évidence incalculables, je voudrais vous transmettre, quelques éléments d'importance, très concrets dans le contexte mondial actuel, car nous concernant tous, encore que, au Canada, les réserves énergétiques sont parmi les plus élevées du monde, aux problèmes techniques d'extraction près. Ces éléments que j'ai ici résumés et adaptés, sont en partie tirés de la petite revue argentine Patria Argentina (ici le numéro de mai 2008) de notre ami argentin Santiago Alonso, où j'y ajoute, ici et là, quelques commentaires et informations documentés en rapport avec ce qui vient d'être dit.

 

La crise énergétique est en phase avec l'affaiblissement du dollar-us, car la crise financière ne fait rien à l'affaire de la crise de l'énergie. Ceci explique en grande partie la montée des prix du pétrole, il y a un lien entre ces deux tendances majeures, lien déjà souligné et rappelé plus haut. Selon l'investigateur William Engdhal, 60% du prix de l'énergie serait la proportion des opérations spéculatives effectuées sur le futur des investissements en bourse ayant des dérivés financiers (suivez mon regard...). C'est dire que le prix où en est arrivé le pétrole (en mars 2008 les cours du pétrole dépassait déjà les 100 dollars le baril, il en est à 120 dollars en août 2008 après avoir frôlé les 150 dollars) ne se doit ni à la rareté (du moins pour le moment), ni au défaut de production, si ce n'est en partie à l'obsolescence importante de beaucoup de raffineries de pétrole dans le monde développé, également en Russie, mais aussi aux États-Unis et en partie à l'exès de demande. Mais, quoiqu'il en soit, l'augmentation du prix du pétrole entraîne celui des aliments. Le pétrole intervient directement dans toute la chaine de production alimentaire essentielle: engrais, combustible des machines agricoles et le transport. Le pétrole a un effet direct sur l'augmentation du rendement agricole de la planète vu qu'elle a maintenant un peu plus de 6,5 milliards d'habitants et que le rendement agricole actuel a rompu avec le dogme de Malthus et ses suiveurs par la mise en œuvre de la "révolution verte" qui, depuis environ 40 ans, est donc le résultat d'applications scientifiques et techniciennes produisant des rendements agricoles fortement accrus partout dans le monde.

 

Ainsi, au sujet de la crise alimentaire, l'extraordinaire escalade du prix du pétrole provoque celle des prix des grains et leurs correspondants oléagineux. L'affaiblissement du dollar y a sa part, mais le choix du bio-carburant, rien qu'aux États-Unis qui est le plus gand producteur mondial de maïs, dérive vers le bio-carburant sa production de cette céréale à raison de 30%. L'alimentation non plus n'échappe pas à la spéculation financière, certains analystes considèrent que au moins 30% des hausses sont provoquées par la dite spéculation sur les produits alimentaires. Le problème se trouve avec les 40 à 45% de la population mondiale qui vit avec un revenu d'à peine 2 à 2,5 dollars par personne et par jour, alors que le kilo de riz se monte à environ 1 dollar dans les pays en développement. J'ajoute un détail qui peut devenir intéressant, que, contrairement aux autres céréales, le marché du riz a la spécificité d'être peu mondialisé. Un nombre non négligeable de pays producteurs de riz donnent l'entière priorité à leur consommation intérieure et seulement (en 2007) 10% des 400 millions de tonnes de riz produites dans le monde sont allé à l'exportation. Ce détail plutôt positif est déterminant pour la sécurité alimentaire des populations, en particulier asiatiques Il y a là, un démenti au "règne" du tout-marché de la mondialisation.

 

On comprend très bien que la mondialisation nous expose au très dangereux et douloureux ressac économique et financier mondial, alors qu'on devrait en être soustrait autant que faire se peut, surtout pour les approvisionnements de base. Je rappelle que Maurice Allais, l'un des économiste les plus fiable et sérieux, recommande une économie de bassins et d'écluses permettant que seuls des niveaux comparables de production puissent s'échanger dans le monde des biens sans dommages pour personne. Ironie admirable, le FMI et la banque mondiale alertèrent de leur côté en mai de cette année que plus de 100 millions de personnes souffrent de la faim par cette cause donc de spéculation. C'est clair, dans ces conditions actuelles de tripot, que plus haut sera la prix des denrées, plus faible sera le nombre de personnes pauvres qui pourra en acheter.

 

Au sujet de l'inflation mondiale, l'auto-alimentation de la crise découlera de l'interaction pétrole-aliments, phénomène extérieur aux conditions économiques de chaque pays qui ainsi "importe" cette inflation découlant de ce rapport pétrole-aliments. Un système financier sain tel que le Crédit Social, adapté vraiment à chaque population, préserverait les pays, les familles, les continents eux-mêmes des tenants des pratiques prédatrices qui savent seulement qu'ils gagnent toujours plus gros sur les grands nombres. Mais cela crève les yeux qu'il s'agit ici des grands nombres de ventres creux produits par ce système financier prédateur, et on sait bien que selon le dicton: "Ventre creux n'a pas d'oreilles"  c'est là la cause presque directe des échecs politiques, économiques et sociaux.

 

- V - Exemple de la vie biologique naturelle pour la vie économique et financière 

 

Je trouve très didactique cette analogie éclairante entre l'activité économique et la biologie, le monde vivant, celui de Dieu, pouvant servir de modèle organique économique pour les sociétés civiles productrices. Le vivant ne devrait-il pas servir de modèle pour l'organisation de la vie des hommes ici bas? La cellule vivante a besoin d'une paroi pour son développement naturel et le bon accomplissement non moins naturel de ses fonctions. C'est la paroi qui est la condition première d'échanges sains et féconds pour tout l'organisme, les parois (alias les frontières) filtrent les entrées et les sorties, et ainsi protègent et développent la cellule vivante. Supprimez la paroi cellulaire et vous exposerez toutes les fonctions de la cellule aux éléments qui l'environnent. Éléments qui, de fournisseurs et de récepteurs utiles et indispensables de cette cellule, deviennent des prédateurs et des étouffoirs. N'est-ce pas là le shéma directeur idéal de la cellule saine qu'il faut pratiquer dans un espace économique et social donné, à l'image du vivant? D'ailleurs l'analogie peut être menée plus loin. Lorsqu'on supprime les parois-frontières d'un organisme vivant, vous empêchez sa respiration, vous laissez donc entrer des agents pathogènes qui ne le seraient pas s'ils restaient à leur place, et enfin, surtout, vous brisez les défenses internes, les défenses immunitaires de la cellule qui bientôt va périr n'ayant plus ses défenses internes, ou n'a que des défenses non adaptées à la "situation nouvelle". N'est-ce pas exactement ce qui se passe avec la globalisation ou mondialisation tous azimuts qui aplanit et homogénéise tout l'environnement naturel et humain. 

 

Le système économique et financier libre-échangiste actuel provoque les affaiblissements et les ravages d'un type de "sida" au sein de sociétés ainsi atteintes de l'intérieur et qui avaient mis des siècles à s'organiser et se structurer progressivement. Une économie basée sur le modèle de ce qui est vivant, bien calée sur le croît biologique à ne pas dépasser, tel une cellule vivante saine, serait en tout point appropriée à la répartition toute naturelle, par écluses et bassins, des flux économiques et d'énergies propres aux dévelopements sains, résistants et féconds de la vie. Et non plus, ainsi que les tenants du mondialisme veulent l'imposer partout leur modèle délétère sans le dire évidemment, car ce serait refusé partout (les faits l'ont prouvé, par exemple, par le NON français et le NON hollandais à l' "Europe" bruxelloise en  mai 2005 et le non à l'Europe de l'Irelande en juin 2008) 

 

En corollaire de ce qui précède cette déclaration (en 1992 je crois) de David Rockefeller qui fait froid dans le dos:

"Nous allons vers l'émergence d'une transformation globale.Tout ce dont nous avons besoin est la crise majeure et le peuple acceptera le nouvel ordre mondial"...

 

 

DEVANT CES EXEMPLES DÉPLORABLES, VOICI CE QU'IL FAUT RETENIR ET   PRATIQUER:

 

——>>QUE LE BILAN DES BANQUES, SURTOUT S'ILS SONT FLORISSANTS, NE SOIT PLUS LE REFLET DES PRIVATIONS ET DES MALHEURS D'UNE POPULATION QUI TRAVAILLE, MAIS DE SON ENRICHISSEMENT RÉEL, GRÂCE À UN REFLET FINANCIER EXACT ET SAIN.

 

Ceci m'amène à rapeller cette cette citation de Louis EVEN mise en exergue au début de la première leçon du document — Les propositions du Crédit Social expliquées en 10 Leçons et vues à la lumière de la doctrine sociale de l'Église —

 

"Le but, la fin des activités économiques, c'est donc l'adaptation des biens terrestres à la satisfaction des besoins temporels de l'home. Et l'économique atteint sa fin lorsqu'elle place les biens terrestres au service des besoins humains", et plus loin, "Et lorsque l'économique atteint cette fin propre, lorsqu'elle permet aux biens de joindre les besoin, elle est parfaite. Ne lui demandons pas plus. Mais demandons lui cela. C'est à elle d'accomplir cela"

 

Louis EVEN, sur la base des travaux du major DOUGLAS, et avec quelle verve et quelle pédagogie inégalée! Est le meilleur et indispensable argumentateur du Crédit-Social. Il est celui qui a achevé, et avec quelle perfection! la formulation philosophique relative à l'argent, le champ de l'argent, donc de la monnaie et son traitement. Louis EVEN donna une réponse inégalée, LA bonne réponse.

 

Pour information facultative on peut indiquer que:

 

Louis EVEN donna par là, rétroactivement, à un certain nombre d'économistes de renom, un peu plus anciens, soucieux de parfaire autant que possible leur approche scientifique en recherchant et en respectant une philosophie saine. Parmi ceux-ci, on peut citer le très sérieux Léon Walras (1834-1910) qui n'est pas indispensable à connaître pour qui travail à développer autour de lui la connaissance du Crédit-Social, mais il est une référence fiable et sûre pour qui étudie l'économie. Léon Walras fut un économiste français ayant exercé presque tout son enseignement en Suisse, à Lausanne. Les principes qu'il développa avec une rigueur toute mathématique sont en accord avec tout ce que qu'allait contenir le Crédit-Social formulé par le major Douglas en 1918, huit ans après la disparition de Léon Walras (Léon Walras est d'ailleurs à l'origine de l'école mathématique en économie, à la suite d'un autre économiste français nommé Antoine Augustin Cournot,1801-1877). 

 

Il n'y a que le CRÉDIT SOCIAL et toutes les vérités qui lui correspondent, qui puisse nous faire trouver, ou retrouver, le vrai ÉQUILIBRE vital et durable, collectif, familial et individuel, en plein accord avec toute la révélation de la vie visible et invisible qui se trouve sous la seule Loi de DIEU et inscrite dans la doctrine sociale de l'Église

  

 

           =-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-

 

—>La partie VI, ci-dessous, est facultative, selon le temps imparti, je l'utiliserai ou non, ce sera selon les circonstances

 

 

- VI - Exemples à ne pas suivre, alors que ces attitudes ont été infiltrées dans nos esprits pendant une longue partie de l'histoire.

 

Cette citation de D. Rockefeller m'incite à vous rappeler ce qui suit. En mai dernier, j'ai été écouter une conférence à la faculté de droit de Toulon faite par un haut fonctionnaire de la commision européenne. Il est chargé de mission par la Commission européene qui l'emploie de veiller et d'intervenir sur le processus de démocratisation dans les relations internationales et de faire des rapports en conséquence servant à la politique mondiale à tenir par la Commission européenne. Après que le conférencier ait indiqué que, entre autres missions qui lui ont été confiées, il fut en poste en Russie, tout nouvellement libérée du communisme, avec trois collègues pour suivre et conseiller le processus démocratique devant s'implanter alors en Russie, il précisa qu'il disposait d'un budget véritablement colossal, ce détail budgétaire en dit long sur les moyens dont disposent les tenants d'un gouvernement mondial... Effectivement, je sais que la commission européenne est littéralement bourrée d'argent, c'est peut-être l'organisation mondialiste exécutive la plus riche de toutes. Donc cette conférence où je me suis rendu m'a appri et donné la confirmation que la structure de gouvernement mondiale n'est pas du tout une plaisanterie, mais bien l'application concrète des principes maçonniques sur le monde. Ce qu'a décrit ce fonctionnaire est (sans qu'il l'ait dit évidemment) le reflet quasi direct d'une organisation mondiale entièrement maçonnisée... Visant le long terme...

 

C'est ainsi que je voudrais vous fait part rapidement d'une mienne réflexion, donc formée par nombre de faits historiques et d'actualité convergents et gros facteurs de risques.   Mais, en même temps, il s'agit d'éclairer et de désocculter la pensée qui a puissamment contribué à nous conduire aux crises que nous connaissons, dont la crise actuelle, sans doute majeure à terme, conjointement aux projets politiques "mondiaux" qui, sous couvert de démocratie, menacent le monde.

 

Cependant, plus nous accederons à la lucidité, c'est à dire la faculté d'enseigner et de mettre en pratique le Crédit-Social avec tout ce que cela comporte en réponse aux dégradations déjà tellement visibles dans notre monde prétenduement moderne, moins nous nous sentirons impuissants et plus nous aurons de l'impact. 

 

Le cas des dirigeants des États-Unis est un cas d'école! David Rockefeller et consort franc-maçonnerie, ainsi que le monde où ils veulent nous entraîner échoueront. Je pense d'ailleurs qu'ils échoueront. Le problème est de savoir quel sera le vrai prix de cet échec. 

 

Tout d'abord, je vais vous citer de courts extraits, trouvés dans un site internet, d'une conférence prononcée, il y a neuf ou dix ans, par un apologiste du libéralisme, et même de l'ultra-libéralisme, un français, se disant: auteur libertarien... Établi de longue date à Londres (ce qui explique sans doute certaines choses le concernant) qui cherche, entre autres, à influencer et infiltrer le milieu catholique, il se dit d'ailleurs "catholique"...

 

Cette attitude renseigne assez bien sur l'infirtration libérale et ultra-libérale dans le catholicisme. Dans cette conférence, il y est dit des vérités de bon sens, mais il s'y trouve surtout un mélange de vérités et d'erreurs manifestes. Ceci fait qu'avec l'habileté langagière, une langue claire, plus une culture raffinée, se trouvent facilités l'installation dans les esprits ainsi "séduits" d'un mode de pensée contraire à la religion révélée, ou qui "révèle" seulement ce qui arrange l'idéologue qui s'exprime. Les esprits ainsi touchés deviennent progressivement peu portés à s'interroger sur l'équivoque, les malentendus, les présupposés qu'on leur distille, et surtout sur une dialectique tout à fait corrosive, destructrice et dissolvante, la plupart du temps à l'insu des "prospectés". Telle est la méthode des idéologues. Idéologues de tout poil qui ont tant fait de mal à l'humanité et que le CRÉDIT SOCIAL appaiserait et remettrait à leur place pour le soulagement et la créativité de tous. 

 

Voici donc quelques extraits de cette conférence intitulée: "Comment penser l'économie aujourd'hui ", vous allez sans doute vous rendre mieux compte, par ce petit échantillon, de l'idéologie sous-jacente et dans laquelle nous baignons et qui produit la transformation de tant d'esprits, orientant faussement tant de jugements en notre monde contemporain par des principes qui sapent le monde naturel et sain, voire saint, voulu par Dieu et défendu par l'Église.

 

Voici des citations extraites de cette conférence:

 

(...) Il est impossible de parler de l'économie aujourd'hui sans parler d'argent. Or, rien n'est plus mal compris par les critiques du capitalisme bourgeois que la fonction de l'argent. L'argent est une énergie. La grande mutation de notre époque est le passage des sociétés sédentaires, fondées sur la possession d'immeubles, de terres et d'usines, à un autre type de société, fluide, mobile, à un nouveau nomadisme. L'argent est évidemment l'énergie de ce nouveau nomadisme.

 

Considérez la société d'avant le capitalisme financier. Vous voyez une société d'aristocrates et de paysans, d'hommes de l'État et de travailleurs, qui connaissait bien des conflits, mais qui, au-delà des conflits, partageaient finalement les mêmes valeurs: l'amour de la terre-mère et nourricière, l'attachement à la patrie et à la nation, la soumission au pouvoir et aux dogmes...

 

Et voilà que l'argent déstabilise cet ordre des choses. Car là où il apparaît, c'est à dire aujourd'hui partout, hormis parmi les plus primitives des peuplades, son énergie renverse les hiérarchies. L'argent bouscule les statuts et les privilèges. Il interdit même de reconstituer un ordre nouveau et figé, tant son énergie révolutionnaire est puissante.

 

Contrairement à une idée reçue, l'argent n'est pas une idole, il est au contraire le souffle qui renverse les idoles. Mobile et incontournable, l'argent est du côté de l'humain parce qu'il se joue de toutes les frontières et menace tous les gouvernements. Il est du côté de l'esprit (sic, ndlr) parce qu'il nous arrache à la matière.

 

D'une certaine façon, le capitalisme financier pointe un ailleur vers lequel nous devons toujours être en route. Il nous désigne les choses et nous rappelle: "Ne t'attache pas, ça peut se vendre". L'argent est ce qui empêche de dormir repu. Voilà l'appel que nous lance l'économie moderne pour nous enlever à la conservation passive des objets et la répétition morne des pratiques sociales, et pour nous projeter vers la création continue, c'est à dire vers la vie de l'esprit. (...)

 

(...) La logique économique inverse le sens historique de l'échange. Nous ne travaillons pas pour celui qui est au dessus de nous, pour le roi, les nobles, le clergé, mais nous travaillons pour celui qui est à côté de nous, pour l'étranger, pour l'inconnu... Autrefois, les pauvres produisaient pour les riches, aujourd'hui, en économie de marché, le riche reste riche parce qu'il n'hésite pas à soumettre sa poduction au jugement de ceux qui sont plus pauvres que lui. (...) 

 

Voici aussi un autre extrait de cette même conférence, c'est une note (la note N° 16), les notes de cette conférences sont aussi très "révélatrices"...

  

(...) Et si Auschwitz est un mystère (comme les catholiques parlent du mystère du Péché originel et de la Rédemption) Auschwitz n'est pas dénué de sens. Auschwitz représente l'aboutissement logique, inéluctable, de tous les projets politiques structurant les sociétés humaines par l'appartenance à une terre et à une nation, appartenances qui rendent nécessaires l'institution d'un État. Chaque nation doit avoir sa terre, et chaque nation doit être régulièrement purifiée. Les démocraties n'échappent pas à cette logique. Les démocraties sont nationalistes puisqu'il faut bien dire qui aura le droit d'élire les chefs, et ce droit d'élire des chefs n'est pas donné en considération de la vertu, de la fortune ou du quotient intellectuel, mais en fonction de l'appartenance à la nation, qui s'acquiert lorsqu'on vit sur sa terre. Une terre, un peuple, un chef... ce que les nationaux-socialistes traduisaient par le slogan: Ein Reich, ein Volk, ein Führer. Si certaines sociétés politiques, come la suisse et l'anglaise, semblent ne jamais pouvoir connaître un Auschwitz, ce n'est pas la démocratie qui les en protège, mais bien qu'elles ont adopté quelques éléments de la philosophie libérale (des "concepts volés" comme dirait Ayn Rand), qui brident, de plus en plus difficilement d'ailleurs, la tendance naturelle de la démocratie au nationalisme et au socialisme. (...)

 

Fin de citations des extraites de cette conférence.

 

Tous ces extraits qui précèdent pourrait être réfutés point par point. Ils révèlent cette pratique dialectique délétère des "grands idéologues", qu'ils soient libéraux ou marxistes d'ailleurs, car énormément de points unissent, précisément ces deux-là dans un "même combat". Ils développent et répandent cette dialectique mortifère d'association de la nation (sous entendu chrétienne) avec les crimes historiques massifs les plus atroces, les dévoiements et les pratiques les pires, justement! Ces crimes indicibles de ceux-là mêmes qui ont été financés et payés par ce même argent mondial qu'ils adorent en bons Ophites qu'ils sont! C'est à dire des adorateurs du Serpent tels qu'ils se révèlent (ingénument??) ici s'exprimant d'une manière doucereuse dans un pareil texte...

 

J'ai tenu à vous exposer un peu ce propos qui, je pense, jette une lumière crue sur une pensée qui se croit "moderne" et "libératrice" des prétendues anciennes "tutelles", et qui se perçoit découlant en droite ligne de la pensée libérale-maçonnique qui est en train de chercher à achever l'anéantissement du monde en mettant sous sa coupe les sociétés ordonnées qui s'y trouvent encore, soucieuses de vivre sous la Loi de Dieu, ce qui les avait rendu créatrices et fécondes. 

 

Effectivement, en résumé, la philosophie et les idées issues en grande partie de la Réforme protestante, ainsi que celles du siècle dit des "Lumières", sont, pour l'essentiel, du même phylum. À part quelques auteurs et philosophes notoirement dévoyés, ces idées furent développées en général par des penseurs  "convenables", respectueux pour l'essentiel des mœurs et des structures sociales et politiques de leur temps. Mais leurs idées, essentiellement séductrices, se fortifiant au cours du temps, des modes et des générations, facilitèrent à la fois une accélération du progrès matériel et économique, ce type d'économie actuelle à somme positive, supplantant le type d'économie à somme nulle des anciens siècles et qui a envahit toute la planète, mais aussi causant des dévastations et des délires politiques assassins jamais atteints par les puissances d'autrefois, et dont les résultats historiques mortifères, entre autres, furent durant la première moitié du XXème siècle le communisme et consorts et le nazisme et consorts, leurs guerres effrayantes, les révolutions et les tueries sytématiques les plus dévastatrices jamais connues auparavant, et ce, jusqu'à l'utilisation de la bombe atomique, et tant d'autres malheurs.

 

En résumé, on peut dire en particulier que ces pensées de la Réforme plus celles du XVIIIème siècle, dit siècle des "Lumières", furent donc à l'origine de la pratique d'une économie à somme positive, donc toujours en expansion, car découlant de la révolution industrielle et du crédit "moderne". Crédit entièrement "contrôlé" par les milieux financiers et bancaires, agissant au dessus des gouvernements, contrôlant la création monétaire, instaurant un mode de crédit anticipant les biens à produire et à vendre. Puis, devenue une économie complètement financière, si dangereuse dans ses implications à moyens et longs termes. Ce n'est pas du tout là cette création monétaire saine rendue possible grâce à la production déjà physiquement possible, et ceci, suite aux expérimentations du major DOUGLAS étant la base du CRÉDIT SOCIAL et ses innombrables implications et effets positifs sur les sociétés. 

 

Donc, ces idées issues de la Réforme et du siècle des Lumières, donc affranchies des anciennes tutelles qu'étaient les principales monarchies européennes et l'Église romaine, produisirent des cascades historiques de très grands progrès matériels économiques, mais débouchèrent sur les guerres et les révulutions majeures les plus terribles, dont le 20ème siècle est un concentré de tout cela. Ainsi, d'une économie à somme nulle, nous sommes passé à une économie à somme positive, toujours en expansion, qui fut le lancement du capitalisme "moderne", puis du capitalisme financier. 

 

C'est ainsi qu'avec la Révolution anglaise de la fin du XVIIème siècle, les idées de la Réforme protestante se déployèrent à nouveau et s'exportèrent (à partir de 1694 avec l'instauration de la banque dAngleterre), se répendant dans le monde entier. De même, un siècle plus tard en 1789, les idées du siècle des "Lumières", qui sont comparables et continuatrices de celles de la Réforme protestante, continuèrent leur déploiement avec la Révolution française. Ainsi le monde bourgeois prit alors partout l'essentiel des rennes du pouvoir.

 

Par exemple, en raccourci, on peut dire la France devint politiquement protestante, avec l'Édit de Nantes (1598), et environ deux siècle plus tard, après la Révolution française, la France resta encore presque deux autres siècles fortement socialement catholique. Mais toutes ces forces se condensèrent historiquement dans le monde en la Révolution bolchévique de 1917. Ce communisme dura un peu plus de 70 ans. Mais le "maître d'ouvrage" de tout cela, l'instigateur du capitalisme, vite transmué en capitalisme financier (qui fut le fourrier du communisme et consorts au XXème siècle) fut la révolution bourgeoise protestante anglo-saxonne. Donc d'abord souchée en Angleterre avec le développement et le déploiement de la banque d'Angleterre, puis le relai de l'impérialisme politique et économique mondial ayant été repris par les États-Unis au début du 20ème siècle, ce modèle de la Banque d'Angleterre devint, avec le relai nord-américain, le modèle mondial de fonctionnement financier. On peut nommer ainsi ce "fonctionnement financier": l'impérialisme international de l'argent, c'est la désignation faite par le très lucide Pape Pie XI dans son encyclique, ici bien connue, Quadragesimo anno en 1931.  

 

Nombre de gouvernements du monde, silencieusement, se sont pliés à cet impérialisme international de l'argent. C'est le stade où nous en sommes encore actuellement. Sans doute pour un temps qui devrait être désormais plutôt court... 

 

Mais une "piste" marquante, un "détail" historique spécifique apparaît pour peu qu'on suive attentivement le déroulement historique de l'émergence de la démocratie en Angleterre par le biais de l'aristocratie britannique. En effet, l'Angleterre put "se payer" la démocratie grâce à la puissance et aux revenus que lui procurait encore à cette époque son immense empire colonial. L'Angleterre put donc "se payer" la démocratie parce qu'elle faisait "suer le burnous". La France de son côté a un peu suivit le même chemin et la même attitude, mais son empire colonial n'était que le 1/3 de l'empire britannique, soit 11 millions de kms2 pour 'Empire français, tandis que celui de l'Angleterre s'étendait alors sur 33 millions de kms2.

 

Il y a dans ce fait une faille, une contradiction historique très occultée, jamais pointée que je sache, et qui souligne l'ambigüité du modèle économique et financier anglo-saxon pérénnisé dans le monde entier par son modèle de banque et de système financier, mais se déployant derrière un "paravant démocratique"...

 

Le "paravent" démocratique, derrière lequel s'abrite le système financier mondial actuel, sert à imposer la globalisation, ou mondialisation.  Une démocratie dont les dirigeants étatsuniens et anglais et l'ensemble politique, économique et stratégique qui en dépend, ne font que clamer les "vertus"... Vertus démocratiques en priorité pour eux seuls bien entendu...

 

Je vient de vous signaler les préoccupations "démocratiques" de l'Europe brussello-strasbourgeoise et sa richissime Commission européenne. Tous ces "démocrates", États-Unis en tête, ne clament-ils- pas qu'ils veulent apporter la démocratie au monde entier? Fut-ce de force? L'exemple de la guerre en Iraq, menée par les États-Unis, une de plus menée par eux, n'est-elle pas un cas d'école d'une tragédie inouïe, sans égale, cimentée par le mensonge le plus grave qui ait été proféré pour "justifier" une guerre effroyable? (dont les effets dévastateurs ne sont pas terminés à ce jour!). 

 

Certes, en principe, la démocratie existe à l'intérieur des pays riches, et encore! Tellement de faits et de changements indiquent le contraire! Car, dans l'état actuel des choses, la démocratie politique ne correspondent à rien sans son complément obligé qu'est la démocratie économique. La démocratie économique est inéxistante! Mais l'on s'aperçoit à présent, sans hésitation, que les relations extérieures des pays qui prétendent faire la leçon de démocratie au monde entier ne sont que pillages des matières premières et de leurs autres ressources, financières en particulier. Les infortunés (c'est le cas de le dire!) pays qui les vendent, sont "obligés" de les vendres en ne maîtrisant rien dans leur prix de vente! Ce pillage est accompagné de l'exigence de dettes-vampires à intérêts composés, dettes impayables, et ceci, sous couvert et sous "conditions" d'ajustements structurels. Voici encore un terme abscons signifiant l'obéissance, également sans fin, aux exigences des financiers... Ces dettes sont une vraie transfusion sanguine en continue de la substance vitale des pays pauvres et condamnés à rester pauvres dans ces conditions de relations avec le monde riche. C'est le monde riche qui fait les questions et les réponses!...  Que signifie donc l'instauration de la démocratie sans aucun moyen de la pratiquer?...Autrement dit, que signifie encore une fois la démocratie politique sans la démocratie économique qui lui corresponde? Quel sentiment de liberté avons-nous dans une démocratie politique en ayant les poches éternellement vides??

 

Quand allons-nous oser poser les vraies questions? Et surtout à l'endroit où cela fait mouche?

 

La phrase de l'historien français François Furet résonne ici avec une justesse étonnante sur ce brûlant sujet de la démocratie à l'aune de la justice économique et sociale: "La démocratie dépend d'une oligarchie occulte contraire à ses principes, mais indispensable à son fonctionnement". L'essentiel est pointé ici.

 

Le maître mot de cette attitude de mauvaise foi, hypocrite et scélérate, se traduit ainsi:  "Je possède, donc j'ai le droit", On dirait que j'ai le droit à l'infini!.... L'Église, qui n'est pas contre la propriété privée quand la propriété s'établit dans une juste mesure, répond: "Je possède, donc je suis responsable".

 

Renaud  L a i l l i e r

 

dette du Canada
Le système bancaire actuel cause la pauvreté en face de
l'abondance en endettant tous les pays et personnes. Les prêts à intérêts ne sont pour la plupart que de simples écritures tirées du néant, c'est à dire de la fausse monnaie,
selon Maurice Allais, Prix Nobel d'économie en 1988
dans « La crise mondiale aujourd'hui »
(Ed. Clément Juglar 1999).
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