jeudi 12 février 2009

La crise révéle les gros manquements des banquiers

La crise a révélé les petits travers et les gros manquements de banquiers qui se sont pris pour des dieux de la finance. Arrogance, dogmatisme, irresponsabilité... Glossaire d'un rude retour sur terre.

Diatribes des politiques, railleries des médias - le magazine américain Slate a ainsi élu le « pire banquier de l'année » - anathèmes de l'Eglise protestante dénonçant les « idolâtres » : les patrons de la finance sont dans la ligne de mire. Boucs émissaires, les banquiers ? Les intéressés ont raison de rappeler qu'ils ne sont pas les seuls coupables : les régulateurs se sont montrés plus que complaisants, leur délivrant un véritable « permis de dévaster », selon l'expression de l'économiste John Kenneth Galbraith. Quant aux ménages, beaucoup se sont laissé sans trop de mal envoûter par les sirènes du crédit facile. Cela ne suffit pourtant pas à dédouaner les banquiers. « Certains d'entre eux me font penser au loup qui, victime d'une indigestion, viendrait reprocher au berger son inaction, et aux moutons leur faiblesse », remarque, lucide, un financier. Pour avoir trop flirté avec les paradis fiscaux, doivent-ils être condamnés à l'enfer ? Sans doute pas. Petit tour d'horizon de leurs turpitudes... pour que chacun, quand même, en tire les leçons.

Arrogance

Grisés par leur succès, les banquiers n'ont pas toujours fait preuve de la retenue qui sied aux plus hautes fonctions. On peut les comprendre : brillants - ils sont généralement sortis des meilleures écoles, l'ENA ou Polytechnique en France, l'université Harvard aux Etats-Unis, la London School of Economics en Grande-Bretagne - royalement payés, beaucoup d'entre eux n'avaient, avant la crise, guère connu l'échec. La fascination souvent teintée d'envie dont ils faisaient l'objet de la part de leurs contemporains n'a pas non plus contribué à les dégriser. Enfin, beaucoup se sont gargarisés d'une théorie financière bouclée sur elle-même, « vivant dans le fantasme d'avoir dompté tous les risques », comme l'écrivent Henri Bourguinat et Eric Briys dans un ouvrage lumineux paru ces jours-ci (L'Arrogance de la finance, La Découverte).

Certains ont ainsi fini par se prendre pour ces maîtres de l'Univers brillamment décrits par Tom Wolfe dans Le Bûcher des vanités : une avant-garde éclairée, composée de héros prométhéens contraints de ramener dans le droit chemin ces pauvres politiciens, aveuglés par leur dépendance à l'opinion. A l'image de Daniel Bouton, regrettant, dans une note confidentielle adressée au Premier ministre Alain Juppé, sa « crédibilité décimée par les reculades successives » depuis les grèves de décembre 1995, ou tançant, en 2001, le gouvernement Jospin, coupable d'avoir « gâché cinq années de croissance ».

Cette arrogance a finalement pesé lourd dans le décompte final, empêchant une remise en question qui aurait pu être salutaire. Ainsi Richard Fuld, ancien PDG de Lehman Brothers, aujourd'hui ennemi public n° 1 aux Etats-Unis, n'a-t-il pas une seule seconde envisagé que le Trésor puisse laisser tomber sa banque. Un péché qui s'est avéré mortel...

Avidité

Un cadeau ?

Est-il légitime que l'Etat français s'endette, et engage sa garantie à hauteur de plus de 300 milliards d'euros, alors que ses fleurons financiers engrangent des bénéfices ?

Leurs besoins sont en fait de deux ordres, qui correspondent aux deux guichets ouverts par l'Etat. Besoin de liquidité, tout d'abord : comme les banques ne se font plus confiance, elles ne se prêtent plus les unes aux autres qu'avec une extrême parcimonie. Et reportent sur leurs clients ce durcissement des conditions d'accès à l'emprunt. Les Etats - pour qui le risque de faillite est, en théorie, plus faible - sont alors contraints de prendre le relais.

Second impératif : renforcer leur solvabilité, c'est-à-dire la quantité de capital dont elles disposent pour couvrir leurs pertes. Or ces pertes vont augmenter du fait de la violence de la récession. De leur côté, les marchés ont accru leurs exigences en la matière. Certaines banques, comme BNP Paribas, peuvent être en relative bonne santé et voir malgré tout leur cours chuter. Là encore, la main secourable de l'Etat est plus qu'appréciée.

L'aide publique est donc justifiée, à deux conditions : que les banques utilisent vraiment cet argent pour prêter à l'économie ; que les capitaux versés leur servent bien à renforcer leur bilan, et non à enrichir leurs dirigeants, leurs actionnaires ou leurs salariés.

Masse-Stamberger Benjamin

« Greed is good » [l'avidité est bonne]. Ces dernières années, la communauté financière dans son ensemble avait fait sienne le mot d'ordre de Gordon Gekko, le héros du film culte d'Oliver Stone Wall Street. Les rémunérations ont allégrement franchi la stratosphère, avec l'assentiment de tous. Entre 1993 et 2007, le seul Dick Fuld a ainsi empoché plus de 500 millions de dollars. En 2005, les banquiers de la City et de Wall Street se sont partagé plus de 35 milliards de dollars, uniquement en bonus. En France, où l'on n'a pas atteint ces sommets himalayens, 500 financiers (traders et dirigeants) émargent tout de même à plus de'1 million d'euros annuel.

Des salaires de plus en plus éloignés de ceux du commun des mortels : « La dernière fois que [les écarts] ont été aussi élevés, rappelle l'économiste Esther Duflo dans Libération, c'était en 1929... » Des salaires devenus aussi largement déconnectés de la performance : Chuck Prince, ancien PDG de Citigroup, qui a accumulé plus de 37 milliards de pertes, a touché 26 millions d'indemnités de départ. En 2008, malgré la crise, les 166 000 employés de Wall Street ont accumulé plus de 18 milliards de dollars en bonus. « Ce qui scandalise les gens, à juste titre, s'est emporté Barack Obama, c'est qu'on récompense des dirigeants de leur échec, surtout quand c'est le contribuable qui subventionne la récompense. »

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Commentaires

Nous pourrions tous au moins vivre dans la simplicité et éviter ces morts de faim
ou de la violence des manifestations contre la faim ( voir à Madagascar notamment )
 et de maladies simples à soigner ou surtout à prévenir comme le choléra,
 grâce au savoir, aux machines, aux robots et au progrès.

Des cupides profitent de la productivité et cachent la vérité de l'abondance possible.

Il est bon de se partager ou mieux de distribuer les profits et les produits des machines.

Mais nous vivons encore sous un vieux système qui est une structure de vol subtil et
caché basé notamment sur l'ignorance et sur la peur de la disette.

 « Dans son essence la création de monnaie ex nihilo actuelle par le
système bancaire est identique … à la création de monnaie par des faux
monnayeurs.

Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule
différence est que ceux qui en profitent sont différents »

M. Maurice Allais
Physicien et économiste
Prix Nobel d'économie en 1988


La plupart des dettes sont donc des illusions qui tuent pour de vrai.

Nous devons simplement les ignorer et les faire effacer.

Des milliards seront alors libérés pour les vrais besoins, la santé, l' éducation,
la sécurité, la distribution de revenus pour les plus faibles qui meurent.

De plus, Helmut Creutz notamment a calculé avant la crise que,
du fait de l'ajout du coût de l'intérêt dans chaque étape
et à chaque cycle de la production des
biens, ceux-ci nous coûtent à tous le double et que tous ceux qui
travaillent consacrent trois heures par jour en plus pour en payer les
conséquences.
Et voilà que, nos logements sont 77 % plus petits ...que ceux que nous
pourrions avoir sans les sangsues subtiles du système de petits
copains.
La plupart des dettes bancaires sur les communes, cantons, Etats,
régies, entreprises etc sont du vol rusé par création monétaire du
néant.
Ceux qui paient cette gabegie, c'est nous, les tondus, toujours plus
nombreux, au prix de maintes maladies, dépressions, haines,
disputes...
Les tondus deviennent de plus en plus nombreux et le processus,
exponentiel, s'accélère. Les sangsues vont se trouver sur des corps
tellement malades que le système peut s'écrouler sans une réaction
vigoureuse de personnes avec du caractère. www.pervenit.com

Les petits de l'argent prennent la place des petits des hommes....la
démographie s'écroule et l'économie suit...notre civilisation est
mortelle...

Les banques poussent à la mesquinerie, aux hausses d'amendes,
d'impôts.... Elles organisent les requins à exploiter les plus
faibles.

Primes d'assurances, loyers exorbitants, taxes et impôts galopants,
coût de la vie, amendes de stationnement,etc.… Politique des petits
copains, ententes secrètes, gaspillages, escroqueries, mafia, cartels,
monopoles, chômage, crise, petits logements, stress, alcool,
drogue,....

Nous sommes libres de réagir contre ces vols subtils. Un pour tous,
tous pour un. Gauche, droite, c'est vieux jeu. Soyons unis.

Soutenons la famille Ferraye dans sa lutte pour récupérer ce qui lui a été volé.

Soutenons la famille Burdet qui aide la famille Ferraye et dont l'un des membres est
injustement en prison pour avoir dit la vérité sur l'affaire Ferraye.

http://ferraye.blogspot.com/

www,burdet.info

C'est une chance historique, David contre Goliath.

Nous sommes le réel, nous luttons pour vous et vos enfants.

Aidez-nous concrètement dans notre combat.

Vous recevrez le centuple déjà dans ce monde et la vie éternelle au paradis.


Votre aide est précieuse, aujourd'hui, en faisant circuler largement cette nouvelle, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.

--
Avec mes meilleures salutations.

François de Siebenthal
14, ch. des Roches
CH 1010 Lausanne
Suisse, Switzerland

Jean-Paul II a notamment comparé le rapport sexuel chaste entre les époux chrétiens à l'adoration eucharistique.
Admiration.
http://www.union-ch.com/file/portrait.wmv
à faire circuler largement, merci, le monde est déjà meilleur grâce à ce simple geste de solidarité.
Krach ? Solutions...
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Envoyé par François de Siebenthal dans François de Siebenthal le 2/10/2009 04:32:00 PM


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